​Corruption: l'ex-présidente sud-coréenne convoquée par les magistrats

La justice sud-coréenne s'intéresse de près aux soupçons de corruption qui pèse sur l'ex-dirigeante du pays. Elle a été convoquée ce mercredi par le parquet.



​Corruption: l'ex-présidente sud-coréenne convoquée par les magistrats
Park Geun-Hye, la présidente destituée de Corée du Sud, va devoir répondre devant la justice du scandale de corruption qui a précipité sa descente aux enfers. Elle a été convoquée par le parquet sud-coréen ce mercredi et devrait se rendre mardi prochain dans les bureaux du parquet à Séoul, selon un porte-parole.
 
L'ancienne dirigeante 65 ans est soupçonnée d'avoir été la complice de sa confidente de l'ombre, avec qui elle aurait mené de concert des faits de corruption et de trafic d'influence. Vendredi dernier, la Cour constitutionnelle a confirmé sa destitution, l'a privant ainsi de l'immunité présidentielle qui la protégeait d'éventuelles poursuites. "La vérité éclatera un jour", a-t-elle rétorqué. Sa défense a annoncé ce mercredi qu'elle allait "coopérer" avec l'enquête.
 
Quatre chefs d'Etat sud-coréens touchés par des scandales de corruption
Profitant de son statut protégé de présidente, lorsqu'elle était encore en fonction Park Geun-Hye avait refusé de répondre aux questions des enquêteurs spéciaux chargés des investigations, en dépit de leurs demandes répétées en ce sens. La Cour constitutionnelle, qui examinait la motion de destitution adoptée par l'Assemblée nationale avait, elle aussi, cherché à l'entendre, en vain. 
 
 
Park Geun-Hye sera le quatrième chef de l'Etat de Corée du Sud à être soumis aux questions des procureurs dans le cadre d'un scandale de corruption. Dans les années 1980 et au début des années 1990, les ex-dirigeants Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo ont tout deux purgé des peines de prison pour corruption après leur départ du pouvoir. Un autre ancien-président, Roh Moo-Hyun, s'est lui suicidé, en sautant d'une falaise en 2009, après avoir été entendu sur des pots-de-vin présumés.
 
L'héritier de Samsung incarcéré
L'amie de 40 ans de Park Geun-Hye, Choi Soon-Sil, se retrouve au coeur du scandale actuel. Elle est accusée de s'être servie de son entregent pour contraindre divers conglomérats, dont le mastodonte Samsung, à verser près de 70 millions de dollars à deux fondations sous son contrôle. L'ex-présidente, qui est la fille de l'ancien dictateur militaire Park Chung-Hee, est soupçonnée de collusion avec son amie. Elle aurait accordé des faveurs politiques aux capitaines d'industrie qui s'étaient montrés généreux avec Choi Soon-Sil, parmi lesquels Lee Jae-Yong, l'héritier de Samsung. 
 
Ce dernier a été placé en détention provisoire et inculpé entre autres pour corruption. L'ex-dirigeante sud-coréenne est aussi accusée d'avoir laissé Choi Soon-Sil, qui n'avait ni fonction officielle ni habilitation de sécurité, se mêler des affaires de l'Etat, y compris en ayant son mot à dire sur des nominations au sommet. Une présidentielle anticipée pour choisir un successeur à Park Chung-Hee aura lieu le 9 mai, a annoncé le ministère de l'Intérieur. 


Mercredi 15 Mars 2017 - 18:14



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter