​Education – Prémices d’une crise ? Le SAEMS – CUSEMS dénonce un retard de salaire et interpelle Serigne Mbaye Thiam



​Education – Prémices d’une crise ? Le SAEMS – CUSEMS dénonce un retard de salaire et interpelle Serigne Mbaye Thiam
En proie à des crises récurrentes depuis quelques années, le système scolaire sénégalais connait des perturbations avec des grèves des syndicats d'enseignants qui revendiquent le respect des engagements pris par l'Etat. L'année dernière, il a fallu l'intervention des chefs religieux pour limiter les dégâts

Réuni en Conseil national en septembre dernier, le CUSEMS (Cadre unitaire syndical des enseignants du Moyen Secondaire) s'était désolé du fait que les vacances scolaires n’ont pas été mises à profit par le gouvernement pour régler les maux qui gangrènent le système scolaire, entre autres reproches. Cela, après s’être offusqué des violations des libertés syndicales.

Le successeur de Mamadou Lamine Dianté, Saourou Sène revient à la charge. «Nous sommes au regret de constater déjà encore pour ce mois-ci un énorme retard dans le paiement des salaires des contractuels. On nous a appelé de partout pour nous dire que qu’à ce jour (11 novembre) beaucoup de nos camarades professeurs dans le Moyen-secondaires, ils sont professeurs contractuels, n’ont pas encore perçu leurs salaires». Dixit le Secrétaire général du SAEMS - CUSEMS (Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal). 

Sur la Rfm, Saourou Sène d'attirer «l’attention du gouvernement pour que des mesures urgentes soient prises afin que (leurs) collègues puissent rentrer dans leurs fonds» parce que prévient-il: «on ne peut pas parler de dynamique de stabilité et créer des difficultés de cette nature. C’est la raison pour laquelle nous appelons à la responsabilité les uns et les autres pour que véritablement de telles situations ne se reproduisent plus». 

L’autre question qui refait surface, selon le Secrétaire général du SAEMS - CUSEMS, «c’est un peu le redéploiement dans le système. On peut constater des redéploiements mais à un niveau on peut minimiser. Mais s’il se trouve que c’est maintenant un autre mouvement national dans le système, cela ne peut pas aider à stabiliser».

C’est la raison pour laquelle, le ministère de l’Education nationale est invité «à prendre les mesures les meilleures pour que la situation soit réglée». 


Vendredi 11 Novembre 2016 - 11:46



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