​La présidente de Corée du Sud virée par la justice

La justice a destitué la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, empêtrée dans un scandale de corruption.



Après des mois de turbulences politiques, la plus haute instance judiciaire de Corée du Sud a entériné vendredi la destitution de la présidente Park Geun-Hye, poussée vers la sortie par un gigantesque scandale de corruption.

Sa destitution sera l’occasion pour Séoul de tirer un trait sur un scandale qui l’occupe depuis des mois alors même que la Corée du Nord mutiplie les tirs de missiles et les menaces, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale.

Des millions de dollars soutirés

Mme Park, 65 ans, fille du dictateur militaire Park Chung-Hee, était devenue en 2012 la première femme à présider son pays. Elle devient le premier chef de l’Etat de Corée du Sud à être limogé de la sorte. Elle perd son immunité, ce qui l’expose à d’éventuelles poursuites judiciaires.

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Les agissements de Mme Park «ont porté gravement atteinte à l’esprit (…) de la démocratie et de l’Etat de droit», a déclaré le président de la Cour, Lee Jung-Mi : «La présidente Park Geun-Hye (…) a été congédiée».

Ce scandale à tiroirs est centré sur la confidente de l’ombre de Mme Park, Choi Soon-Sil, elle-même jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels. Opposants comme partisans de Mme Park s’étaient rassemblés pour entendre le jugement.

«Nous avons gagné!», s’écriaient les premiers en s’étreignant. «Je suis si heureuse que je ne peux contenir mes larmes. C’est une douce vengeance», a dit Shin Seo-Young, 43 ans.

Sud Ouest

Vendredi 10 Mars 2017 - 10:46



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