​Trafic de drogue dans la police : Austin enfonce le commissaire keita

L’affaire du trafic de drogue au sein de la police qui avait coûté au commissaire Cheikhna Keita son poste à la tête de l’Office centrale de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) a été jugée ce mardi. Un procès à l’issue duquel le mis en cause, Raymond Ike Akpa dit Austin, de nationalité nigériane, a blanchi le commissaire Abdoulaye Niang, avant d’enfoncer le commissaire keita.



​Trafic de drogue dans la police : Austin enfonce le commissaire keita
L'affaire du trafic de drogue dans la police sénégalaise est passée ce jeudi devant la Chambre criminelle de Dakar. En effet, le Nigérian est ,largement, revenu sur les aveux faits lors de l’enquête et réitérés devant le magistrat instructeur. Selon lui, l’ex-patron de l’OCRTIS, le commissaire Niang, l’aurait sollicité pour faire du trafic.

A en croire Austin,  la marchandise illicite lui avait été remise par le commissaire keita. Toutefois, il a nié être un trafiquant.

 Sur ses relations avec le commissaire Keita, il a soutenu qu’un jour, lorsqu’il appelait le commissaire Niang, il est tombé sur keita. Et un autre jour, a-t-il ajouté, le commissaire Keita l’a invité à la boite de nuit où jouent ses enfants chanteurs.

Austin d’expliquer : «De retour d’un voyage, le commissaire keita m’a demandé de le retrouver à Nord Foire pour lui remettre le parfum que je lui avais promis. Une fois dans son véhicule, il m’a remis un sac contenant de la drogue. J’ai refusé de le prendre. Il m’a tenu en respect avec un pistolet».

Lors de l’enquête, le Nigérian avait allégué avoir reçu de la part du commissaire keita 50 grammes  de drogue qu’il a donnés à un des compatriotes qui les a vendus à 500 000 Francs FCFA. L’argent avait été reversé au policier pour financer le clip de ses enfants, membre du groupe musical «Takeifa».

Pour sa part, le commissaire Cheikhna Keita a indiqué que dès le premier jour de sa prise  de fonction, Austin et un certain Papa Latyr Bâ l’ont appelé, lui proposant  une offre de collaboration sous le prétexte qu’ils faisaient pareil avec son prédécesseur Abdoulaye Niang.

 Car, a-t-il avancé, ceci consistait à détourner une partie des boulettes de drogue scellée chaque 26 juin,  à l’occasion de la journée mondiale de la drogue.

 Le policier Niang, à la retraite,  a soutenu avoir feint d’accepter pour démanteler le réseau.

Dans son réquisitoire, le procureur  a requis 15 ans de travaux forcés à l’encontre du Nigérian. Le délibéré est fixé au 16 mai prochain. 

Aminata Diouf

Mercredi 3 Mai 2017 - 12:26



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