100 villes marchent pour les éléphants

Plusieurs marches se sont déroulées dans 136 villes à travers le monde pour exiger des mesures d'urgence contre le braconnage des éléphants et des rhinocéros d'Afrique, deux espèces très menacées.



Les manifestants ont défilé dans les villes sud-africaines où le braconnage est particulièrement important.
Les manifestants ont défilé dans les villes sud-africaines où le braconnage est particulièrement important.

En Afrique du Sud, l’un des pays les plus touchés par le braconnage, des milliers de personnes ont défilé dans 17 villes du pays ce 4 octobre à l’occasion de la Journée mondiale des animaux, selon les organisateurs.

Les manifestants souhaitent également sensibiliser l’opinion publique sur le problème du commerce international de l’ivoire.

"Nous dénonçons les responsables politiques qui dans le monde entier n'ont pas le courage et la volonté politique de changer leurs législations. La corne de rhinocéros, réduite en poudre, est utilisée en médecine traditionnelle asiatique, notamment au Vietnam et en Chine. Elle est revendue au poids et vaut à peu près le même prix que l'or sur le marché final, selon des experts", a expliqué l'un des organisateurs du mouvement, Dex Kotze.

Il a souligné que les manifestations ciblaient tout particulièrement un groupe de 19 pays (dont la Chine, le Kenya et l'Angola), épinglés par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) pour ne pas avoir pris de mesures suffisantes pour combattre le trafic d'ivoire.

" Il ne reste que 400.000 éléphants en Afrique et près de 9% d'entre eux sont tués chaque année. La Chine doit fermer ses 37 usines de traitement de l'ivoire, sinon nous allons perdre tous les éléphants. Ces pays doivent changer leur législation", prévient Dex Kotze.

L'Afrique du Sud abrite autour de 20.000 rhinocéros, soit 80% de la population mondiale, mais le massacre s'intensifie d'année en année, avec plus de 700 rhinos déjà tués en 2014.

La justice sud-africaine commence à sévir : un braconnier a été condamné en juillet à 77 ans de prison.

"Le trafic d'animaux sauvages génère un chiffre d'affaires de 20 milliards de dollars par an. Cette forme de criminalité n'affecte pas seulement les animaux: des organisations terroristes comme les Shebab somaliens utilisent le trafic de l'ivoire, qu'ils échangent contre des armes", d’après les organisateurs de la marche.

Toujours selon ces derniers, si le commerce d'ivoire poursuit son rythme actuel, les pachydermes pourraient disparaître d’ici 20 ans.


BBC Afrique

Dimanche 5 Octobre 2014 - 01:07




1.Posté par Olivier le 06/10/2014 17:39
Un grand bravo pour ces manifestations, qui n'ont même pas été suivies chez nous... Ceci dit le cœur du problème reste ces pays qui continuent de vendre l'ivoire comme médecine !

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