1000 milliards de commande publique: les travaux de Wade bouffent 67% du budget

L’information recueillie sur le site de l’Aps(Agence de presse sénégalaise) qui cite le rapport 2011 de l’Autorité de régulation des marchés publics(Armp) parle d’une « explosion » du montant de la commande publique de plus de 1000 milliards de FCfa pour l’exercice 2011. Dans ce pactole, les marchés des grands travaux engloutissent de gros montants, avec 67% du budget des marchés engagés.



1000 milliards de commande publique: les travaux de Wade bouffent 67% du budget
Il y a eu en 2011 « une explosion » du montant de la commande publique, qui est passé du simple au double de 2010 à 2011, en dépassant 1.000 milliards de francs CFA, selon l’Aps qui cite ainsi une déclaration du directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), lundi à Dakar. Dans la même déclaration, Saër Niang, en remettant le rapport 2011 de l’ARMP au Premier ministre Abdoul Mbaye, indique que « 50% de ces financements ont été contractés par les agences publiques. »

Dans son exposé, le directeur général de l’Armp explique cette « explosion » de la commande publique par la mise en œuvre de grands chantiers entrepris par l'Etat.

«Les marchés des grands travaux engloutissent de gros montants, avec 67% du budget des marchés engagés dans le domaine de la commande publique. Des chantiers comme l’autoroute à péage et l’aéroport de Diass peuvent expliquer cette explosion », a expliqué M. Niang selon qui l’Agence chargée de la promotion des grands travaux de l'Etat et de la promotion des investissements (APIX), l’Ageroute Sénégal et l’Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) «ont été les plus grands utilisateurs des ressources publiques en 2011». Toutes choses qui, selon l’agence de presse, ont étonné le PM qui parle de « dérapages ».

« Dérapages » que Abdoul Mbaye cité par l’Aps, voit comme un « signe de modernisme, avec une administration plus performante. C'est peut-être aussi que les agences permettent la dérogation. » Tout en ajoutant que « cela nécessite que l’on examine et analyse les raisons de ces dérapages.»
 
Source : Sudonline


Mercredi 24 Octobre 2012 - 10:52



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter