1200 morts en Méditerranée: Jeunesse Africaine exige la démission de la présidente de la commission l’UA



1200 morts en Méditerranée: Jeunesse Africaine exige la démission de la présidente de la commission l’UA
Dimanche, 12 avril 2015, s’est jouée en Méditerranée, aux larges des côtes italiennes, la première plus grande tragédie maritime du début du XXIème siècle : une embarcation de fortune, transportant plus de 550 migrants clandestins, parmi les lesquels de très nombreux jeunes, a fait naufrage et causé la mort de plus de 400 Africains. Une semaine plus tard, dimanche, 19 avril 2015, c’est une autre embarcation partie d’Afrique qui provoquait l’hécatombe, la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire de la Méditerranée : 800 morts. Le lendemain, 20 avril 2015, un bateau pneumatique lançait aussi un appel de détresse annonçant qu’il était en train de faire naufrage avec à son bord 300 migrants.



Trois jours avant l’hécatombe du 16 avril 2015, l’Organisation Jeunesse Africaine avait vilipendé le silence coupable des chefs d’États africains et de l’Union africaine et avait lancé une semaine de deuil continental pour les 400 premiers morts, invitant au passage toutes les organisations de la société civile africaine et tous les partis politiques de l’opposition à faire pression auprès de leurs gouvernements afin que ceux-ci prennent leurs responsabilités :


-              En démocratisant véritablement leurs différents pays;
-              En procédant à une meilleure distribution des richesses par la mise sur pied d’un système de justice sociale;
-              En libéralisant la vie publique par la protection des libertés individuelles et associatives et le respect des droits humains;
-              En criminalisant la gestion tribale et ethnique du pouvoir, source de divisions sociales;
-              En combattant efficacement la corruption et le favoritisme;
-              En affectant aux forces armées et à la police de chaque pays le rôle de protection des citoyens et des biens et non plus celui de terroristes de leurs peuples.
Car, telles sont là les raisons qui poussent les jeunes Africains à la clandestinité migratoire. Ce n’est donc pas le prétendu rêve européen qui les attire. Au contraire, ils aiment la terre africaine par-dessus tout et ne la quittent que parce qu’elle est devenue inhabitable. Ils sont surtout entrainés sur le chemin périlleux de l’exil parce qu’ils sont conscients de ne pouvoir jamais réaliser leur révolution à partir de la rue face à des armées suréquipées qui soutiennent mordicus les régimes tyranniques du continent.



 De plus, l’appel lancé par l’Organisation Jeunesse africaine à l’Union Africaine depuis 2013 et il y a quelques semaines encore afin qu’elle élabore une véritable politique africaine de gestion de l’émigration clandestine méditerranéenne incluant la bonne gouvernance, la surveillance et la prise en charge les rescapés est resté à ce jour lettre morte.
Enfin, avec 1200 morts en une semaine, l’Union africaine n’a pas cru important d’inscrire ces drames successifs, qui datent maintenant de deux décennies, dans l’ordre de ses priorités. Elle n’a pas cru le devoir de convoquer une réunion d’urgence des chefs d’État et de gouvernements pour s’y pencher, au moment où l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) annonce que le nombre de morts est désormais dix fois plus élevé qu’à la même période en 2014.


Face à cette indifférence inhumaine qui trahit bien la complicité de l’Union africaine avec les dictatures qui volent chaque jour le destin des jeunes Africains, du Cameroun au Togo, de la RDC au Soudan, de Somalie au Mali, de la Guinée en Ouganda, de l’Érythrée en Mauritanie, de la Centrafrique au Burundi, du Zimbabwe au Congo Brazzaville, de la Gambie au Gabon, etc.,
Et considérant que les pays africains sont en mesure de régler les problèmes de l’émigration clandestine non seulement par des politiques intérieures saines, mais aussi  par l’envoi, en Méditerranée, des hélicoptères de surveillance, des bateaux et des équipes de sauvetage et par la prise en charge des rescapés,
L’organisation Jeunesse Africaine
Appelle Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l’Union Africaine, et Monsieur Robert Mugabe, président en exercice de l’Union africaine, à poser leur démission.



Invite tous les jeunes du Continent à se mobiliser et à inscrire la question de l’émigration clandestine à l’agenda de leurs diverses  actions; Lance un vibrant appel aux bons amis de l’Afrique, nations ou organisations internationales,  à participer à leurs côtés pour changer leur destin et celui de ce continent meurtri.


Pour l’Organisation Jeunesse Africaine
Maurice NGUEPE
Secrétaire général

DOSSIER EMIGRATION CLANDESTINE

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Vendredi 24 Avril 2015 - 10:06



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