25 ans UGB: Pourquoi entreprendre quand on est étudiant?



Ce mercredi 20 avril 2016 s’est tenu à l’amphithéâtre de l’UGB 2 un panel sur l’Entrepreneuriat des étudiants dont le thème interrogeait la nécessité d’entreprendre quand on est étudiant.
En effet, cet évènement riche en interventions et en conseils réunissait des personnalités qui ont fait montre d’une réelle motivation face aux étudiants. Ces panélistes venus des différents horizons du monde des affaires ont su tenir de copieux discours qui ont eu le mérite de susciter un grand intérêt auprès de l’auditoire. De pertinentes questions ont été soulevées et le débat a été posé dans un agréable cadre d’échange et de partage.
Ainsi, la SONATEL, sponsor officiel des 25 ans de l’UGB et qui, à travers sa fondation, accompagne l’université depuis sa création en investissant dans son équipement, a été représentée par Mme Maïmouna DIOP. Cette dernière s’est essentiellement exprimée dans le domaine des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) en encourageant les étudiants à créer des startups et développer une myriade de projets. Elle déclare que ces petites entreprises très innovantes qui créent certes peu d’emplois mais énormément de richesse, apportent facilement des solutions efficaces aux problèmes. Elle convoque notamment l’exemple de Marc Zuckerberg, le créateur de Facebook qui au début était mû par l’idée d’un réseau intra-école, pour insister sur le fait qu’en tant qu’étudiant, il faut faire germer des idées, les tester, les développer sous forme de startups, revendre celles-ci s’il le faut et recommencer encore et encore.
A sa suite, M. Demba DIOP, directeur de l’emploi au ministère de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, qui est également un ancien de Sanar, a entamé son discours en saluant le leadership de l’UGB qui s’est beaucoup distingué à travers les concours nationaux.
En s’appuyant sur le fait que le Sénégal applique le libre marché, il a interpellé l’assemblée en affirmant que l’Etat n’a pas vocation à donner des emplois mais qu’il est chargé de réguler le marché. Il a rappelé par ailleurs qu’avec un effectif de 128.000 employés dans la fonction publique et 300.000 employés dans le privé, le Sénégal ne dénombre même pas 500.000 employés pour soutenir financièrement ses 14 millions d’habitants.
En citant Mahatma Ghandi qui disait « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », M. DIOP conseille aux étudiants de savoir se lever tôt – l’entreprise étant un long processus – et d’émerger de l’anonymat comme Bill Gates et tant d’autres, de développer le leadership pour réussir à réaliser leurs rêves de grandeur et de changement. Il exhorte chacun à faire en sorte de ne pas rallonger le rang des 200.000 nouveaux chômeurs répertoriés chaque année dans le pays en trouvant un domaine utile au pays dans lequel il peut réussir et s’y réaliser. Aussi, il leur confie ces mots : « Créez votre entreprise, le génie est en vous. »
M. Babacar NDIONGUE, responsable du centre d’archivage de l’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal) qui fait partie des sponsors de l’évènement, confirme les propos de son prédécesseur en notant que le grand employeur qu’est l’Etat recrute difficilement et les entreprises également. Ce qui laisse entendre que l’entrepreneuriat est un alternatif à la réussite.
Il soulève cependant une question à laquelle l’auditoire tout entier est convenu de la pertinence : « Est-ce que les étudiants sont préparés à entreprendre dans leurs cursus ? ».
Il insiste sur les problèmes de complexes qui constituent un blocage pour les étudiants quand des opportunités d’insertion dans l’entrepreneuriat se présentent mais qu’elles sont peu valorisantes. Seulement, pour braver les échelons il faut bien commencer quelque part. Raison pour laquelle il encourage les étudiants à se lancer et à prendre des risques en s’accordant d’apprendre de leurs erreurs. La recette ? Il n’y en a pas de toute faite : il faut partager des idées avec son entourage, ses pairs, des structures habilités à prodiguer appuie et encadrement, et essayer de trouver des partenaires financiers.
 
M. Badou KANE, Président de RISE (Risk Innovation and Social Entrepreneurship) qui signifie en français Entreprise Sociale pour l’Innovation et la Gestion du Risque, a su secouer la salle très positivement en s’adressant à l’assemblée avec une vive énergie.
En parfait accord avec le discours de M. NDIONGUE, il campe le sien sur ces mots : « Il n’y a pas de boulots au Sénégal ; on doit nous apprendre comment développer l’entrepreneuriat. » Il déclare haut et fort qu’il faut impérativement penser comme des futurs employeurs car dans ce monde, « tout le monde vend ; par contre, la classe comment vendre n’existe pas. » Se définissant lui-même comme quelqu’un « qui change des vies », il renseigne qu’en 3 ans, il a sorti 4000 jeunes du chômage dont 10 devenus multimillionnaires. Il fonde sa vision sur trois points essentiels que sont le développement spirituel, le développement personnel et le développement professionnel tournant autour de l’honnêteté, la confiance en soi, la connaissance du langage corporel, entre autres.
 
 
Le dernier intervenant du panel sur l’entrepreneuriat des jeunes est M. Ibrahima WADE, le Directeur Général du BOS PSE (Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent). Ce dernier a vivement prôné aux étudiants de ne pas attendre les incubateurs pour entreprendre mais de créer leurs propres clubs d’entrepreneuriat pour éviter de rester en retard.
 
L’ensemble des panélistes se sont accordés sur le fait que les étudiants doivent « penser projet » systématiquement et tout mettre en œuvre pour les réaliser. Ce fut un panel extrêmement intéressant et qui aura très positivement marqué les esprits.
 
                                                                                                                Malado Woury KA
 


Jeudi 21 Avril 2016 - 10:11



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