4G : Birahim Seck dénonce les «fautes de management» du Dg de l’Artp



4G : Birahim Seck dénonce les «fautes de management» du Dg de l’Artp
Au lendemain de la conférence de presse d’Abdou Karim Sall, c’est justement le directeur de l’ARTP (Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes) qui est mis sur la sellette dans l’issue inattendue de cet appel d’offres. Joint par «Le Quotidien », Birahim Seck du Forum civil n’y va pas par quatre chemins. «C’est une faute de management du directeur de l’ARTP et c’est lui qu’il faut sanctionner», accuse-t-il.
 
Birahim Seck qui estime que les dés étaient pipés dès le départ, ne s’étonne pas du refus des opérateurs de soumissionner. Selon lui, la véritable question, c’est de savoir pourquoi les opérateurs ont décidé de ne pas soumissionner ? A cette question, il apporte quelques éclairages en précisant que l’étude commanditée par l’ARTP et qui a conduit à l’élaboration d’un cahier des charges et à la fixation du ticket d’entrée au coût de 30 milliards de francs Cfa est la source du problème. «L’étude a été commanditée illégalement par l’ARTP pour la mise en place du cahier des charges», indique M. Seck.
 
Il informe en outre que l’externalisation de cette étude ne s’imposait pas puisque l’ARTP regorge de compétences à même de la mener. «Il y a une négligence sur le choix de la procédure d’appel d’offres restreint. Elle ne se justifiait pas dans la mesure où la concurrence ne devrait pas se limiter aux opérateurs sénégalais, mais de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)», insiste ce dernier.

Pour autant, Birahim Seck ne blanchit pas totalement les opérateurs. «Ils ne devaient pas signer une lettre commune pour refuser l’appel d’offres, car sur le principe, la collusion est prohibée sous toutes ses formes», explique-t-il. Aussi bien la loi sur la concurrence, le prix et le contentieux que la loi portant Code des télécoms la bannissent. M. Seck pense ainsi que l’Artp, en vertu de l’article 52-2 du Code des marchés publics, devait lancer un appel d’offres international dès le départ. «Du fait de l’envergure financière de cette concession et de la complexité technique du service, d’autres opérateurs internationaux pouvaient participer à la concurrence. C’est une perte de temps», souligne-t-il en expliquant que le fait de «répondre collectivement ou individuellement à l’ARTP ne constitue pas une violation». 


Mercredi 20 Janvier 2016 - 11:02



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