8 mars : Assane Dioma Ndiaye se rappelle Mame Bassine Niang, première avocate du Sénégal



8 mars : Assane Dioma Ndiaye se rappelle Mame Bassine Niang, première avocate du Sénégal

Décédée le 27 septembre dernier, à l’âge de 62 ans, la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme se rappelle l’avocate Mame Bassine Niang en cette journée internationale de la femme. « Précurseur de tous les combats pour la promotion et la protection de la femme au Sénégal », selon Assane Dioma Ndiaye. Le président de la LSDH de préciser.   « A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, la LSDH rend hommage à toutes les femmes icônes et pionnières des droits humains au Sénégal, plus singulièrement à feue Maître Mame Bassine Niang, première avocate du Sénégal et précurseur de tous les combats pour la promotion et la protection de la femme au Sénégal ».


Docteur en droit, Mame Bassine Niang fut enseignante avant de s’inscrire au barreau de Dakar en 1975 pour devenir la première femme noire sénégalaise à accéder à la profession d’avocat. Faisant aussi partie des membres fondateurs de l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) elle a dirigé la Fédération internationale des femmes juristes, membre fondatrice de l’Organisation Nationale des Droits de l’Homme (ONDH) du Sénégal en 1987, vice-présidente de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Haut commissaire aux droits de l’homme du Sénégal, un poste auquel l’avait nommée le président Abdoulaye Wade et nominée par l’Académie de Stockholm (Suède) parmi les 1.000 femmes leaders du Nobel de la paix.

 
Mame Bassine Niang titulaire d’une licence d’anglais et d’espagnol, a enseigné rappelle l’APS, en début des années 1970 au lycée Van Vollenhoven de Dakar – l’actuel lycée Lamine Guèye. « On ne peut pas confisquer pendant longtemps la revendication d’une multitude, surtout lorsqu’elle est action et idée. On n’emprisonne pas une idée. Comme un idéal, elle s’apparente à la fumée et finit par s’échapper à travers les portes et les fenêtres », professait-elle dans un livre d’entretiens avec le journaliste camerounais Honoré de Sumo. 


Samedi 8 Mars 2014 - 13:14



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