A Abidjan, des fermiers craignent d'énormes pertes après la découverte de foyers de grippe aviaire (MAGAZINE)

Les ventes de volailles sur les marchés à Abidjan sont "ralenties" en raison de la grippe aviaire, selon des fermiers, qui craignent de lourdes pertes de leurs chiffres d’affaires, ayant connu pour la plupart une chute allant "jusqu’à -50%".



Des volailles infectées par la souche pathogène "H5N1", venues de Modeste, une zone de la ville historique de Grand-Bassam (environ 40 Km au sud-est d’Abidjan), ont été abattues au grand-marché de Koumassi (Sud Abidjan), et cela créé depuis quelques semaines un pic des ventes, rapporte Jean Quéntra, un fermier.            

 

En dépit de l’interdiction de la vente de volailles sur ce marché, pour une durée de trois semaines, afin de permettre aux agents sanitaires de désinfecter l’espace, des vendeurs continuent la commercialisation de leurs poulets et produits avicoles.

 

Des fermiers, devant des cases, ont du mal à écouler les volailles qu'ils ont sous la main. Depuis l’abattement de poulets, il y a quelques jours, à la suite d’une alerte sanitaire, les acheteurs fréquentent très peu les étals de ce couloir.          

 

La grippe aviaire, réapparue dans le pays en juin 2015, depuis les foyers de 2006, a touché une ferme traditionnelle à Bouaké (centre ivoirien), avant d’atteindre les communes de "Grand-Bassam, Bingerville (Est Abidjan), Port-Bouët et Koumassi".

 

Selon le ministère des Ressources animales et halieutiques, 52 marchés de volailles ont été aseptisés et plus de 27.000 espèces abattues. A ce jour, "les foyers sont maîtrisés" avec des "séances de désinfection et de surveillance".

 

Les produits avicoles "ne sortent pas. C’est un peu dur, parce que les gens ont peur", déplore Emile, un autre fermier, installé au marché de Marcory (sud Abidjan), qui rassure toutefois ses clients que les volailles sont mises en vente après un contrôle sanitaire.

 

A quelques mètres, Abdoulaye, lui, attend patiemment des clients. Il estime que "ça marche doucement" parce que la "population aujourd’hui a peur de manger le poulet", se disant "qu’il y a la grippe aviaire".  

 

Pour éviter des poulets contaminés, Mme Dagnogo, une ménagère, préfère faire ses achats dans des supers marchés ou à "Coqivoire", une structure spécialisée dans la filière avicole dont les ventes annuelles sont estimées à "au moins deux à trois millions" de volailles.  

 

En riposte à cette épidémie, les autorités ivoiriennes ont interdit depuis début juin l’importation de poulets en provenance du Burkina Faso, où des zones touchées par la grippe aviaire ont été signalées.  


Alert-Info

Dimanche 6 Septembre 2015 - 11:12



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