A Juba, les deux Soudans tentent de normaliser leurs relations

Les présidents Salva Kiir et Omar el-Béchir se sont rencontré ce mardi 22 octobre à Juba, au Soudan du Sud. Ils ont évoqué durant plusieurs heures la mise en œuvre de l'accord de coopération globale signé l'an dernier par les deux hommes. Mais sur la question d'Abyei, véritable pomme de discorde entre les deux pays, aucune avancée concrète n'a été trouvée. Les deux hommes ont promis de poursuivre le dialogue.



Salva Kiir (g) et Omar el-Béchir, le 22 octobre 2013 à Juba. REUTERS/Adriane Ohanesian
Salva Kiir (g) et Omar el-Béchir, le 22 octobre 2013 à Juba. REUTERS/Adriane Ohanesian
L'Union africaine avait appelé les deux présidents « à saisir l'opportunité de leur rencontre pour prendre des mesures concrètes », mais ce vœu pieux est resté lettre morte.
 
Les deux présidents n'ont annoncé aucune mesure susceptible de faire baisser la tension dans cette région disputée. Le ministre des Affaires étrangères du Soudan du Sud, Barnaba Marial Benjamin s'est voulu rassurant, estimant que les deux présidents souhaitaient l'organisation du référendum d'autodétermination, maintes fois repoussé.
 
A (RE)LIRE : Regain de tension dans la province d'Abyei, entre les deux Soudans

 
Reste que Juba et Khartoum n'ont toujours pas trouvé d'accord sur les modalités précises de ce référendum, notamment sur la composition du corps électoral. Khartoum veut que les tribus arabes nomades Misserya puissent voter, ce qui suscite la méfiance de Juba et de la communauté Dinka. Celle-ci avait d'ailleurs menacé vendredi 18 octobre d'organiser son propre référendum, ce à quoi les Misserya ont répondu ce mardi qu'ils pouvaient eux aussi organiser une consultation unilatérale.
 
En attendant qu'une solution soit trouvée, Juba et Khartoum parient sur la normalisation de leurs relations, à travers la mise en œuvre des neuf accords de coopération signés l'an dernier. Ces accords concernent aussi la région d'Abyei.
 
Et les deux pays souhaitent que soient installées le plus vite possible une administration ainsi qu'une police locale qui seraient financées par les revenus du pétrole. Khartoum et Juba veulent allouer deux pour cent des revenus pétroliers d'Abyei au financement de ces institutions locales.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Mercredi 23 Octobre 2013 - 11:17



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