A Madagascar, la lutte contre le Sida se poursuit

A Madagascar, mercredi 28 septembre est le dernier jour du 15e colloque sur le VIH/Sida et les hépatites dans l’océan Indien où étaient réunis près de 400 personnes spécialistes du secteur pour mettre en commun leur savoir et mettre en place des collaborations régionales. Dans les îles de l’océan Indien, la prévalence du VIH est inférieure à 1 % de la population. Mais derrière ces chiffres encourageants, de grands défis sont à relever pour atteindre les objectifs d’élimination du sida à l’horizon 2030.



Avec 0,4 % de séropositifs dans la population, Madagascar semble échapper au pire. « C’est justement dans un contexte où la prévalence est basse qu’il faut redoubler d’ardeur, parce que c’est à ce moment-là qu’on a une meilleure chance d’avoir des résultats », estime Salvator Niyonzima, directeur pays de l’ONUSIDA à Madagascar.
 
Pourtant, derrière ces chiffres, il faut rester prudent. « Dans les populations clés, c’est-à-dire les travailleurs et travailleuses du sexe, les utilisateurs de drogues injectables et les hommes qui ont eu des rapports sexuels avec des hommes, les prévalences sont beaucoup plus élevées », poursuit-il.
 
Un système de santé défaillant
 
Comme le système de santé est défaillant, les ruptures de stock de médicaments sont fréquentes à Madagascar. La prise en charge des patients pose problème.
 
« L’estimation des personnes séropositives est de 50 0000 et on est à 1 800 et quelques personnes dépistées positives et suivies. Il y a des gens qui ne croient pas au VIH et qui refusent de faire le dépistage. Il y a encore une forte stigmatisation et discrimination de ces gens-là », comme l’explique Marie Isabelle, présidente du réseau Ravane océan Indien, un réseau d’associations et de personnes qui luttent contre le VIH et les hépatites.
 

Source: RFI.fr

Dieynaba Faye (stagiaire)

Mercredi 28 Septembre 2016 - 12:05



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