A Paris, le procès de jeunes «paumés» volontaires au jihad

Le procès de huit personnes soupçonnées d'appartenir à un groupe islamiste radical a commencé, lundi 9 septembre, à Paris. Les suspects ont entre 22 et 34 ans. Deux d'entre eux avaient été arrêtés au Pakistan, où ils apprenaient à manier des armes et à fabriquer des bombes. Ils devaient ensuite revenir en France pour recruter d'autres jeunes musulmans, candidats au jihad. Le chef présumé de cette filière a nié toutes les accusations, expliquant qu'il n'avait jamais fait de propagande ou préparé d'actes terroristes.



Image d'une vidéo montrant des djihadistes dans un camp d'entraînement au Pakistan. Internet
Image d'une vidéo montrant des djihadistes dans un camp d'entraînement au Pakistan. Internet
Le procès de cette filière jihadiste, c’est surtout le procès de jeunes désœuvrés, un peu paumés et facilement influençables.
 
Au cœur de cette filière, un gourou, Mohamed Niaz Abdul Raseed, un ressortissant indien qui n’a pas eu beaucoup de mal à convaincre deux de ces jeunes de partir s’entraîner dans les zones tribales du Pakistan.
Deux jeunes apprentis terroristes au profil de Pieds Nickelés. « Apprenti jihadiste, c’est quelqu’un qui est attiré par ce qui est une sorte de fantasme exotique », explique Jean-Yves Lienard, qui défend l’un d’eux. « Le jihad, qu’est-ce que ça représente dans l’esprit d’un gamin de 18 ans ou 19 ans ? Le jihad, la guerre sainte, Allah… se battre pour sa foi, sa religion, tout cela peut avoir un côté un peu exaltant et faire des exaltés. »
 
Arrêtés dès leur arrivée à Lahore, ces deux jeunes Français ont passé plusieurs mois dans les geôles pakistanaises avant d’être expulsés vers Paris. Vaccinés, tous assurent aujourd’hui avoir renoncé au terrorisme. Ils encourent néanmoins 10 ans de réclusion criminelle.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Mardi 10 Septembre 2013 - 13:41



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