A l’Assemblée nationale sénégalaise, IBK appelle les rebelles du Nord Mali au dialogue




Entre le président de la république Macky Sall et son homologue du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, à chacun son conflit. En visite depuis hier au Sénégal, IBK appelle les rebelles du Nord Mali au dialogue  pour une paix durable dans son pays. Le même discours tenu par Macky Sall à savoir la paix des braves lors de sa visite du 17 mars dernier dans la zone du Sud de la Casamance en conflit depuis trois décennies déjà.


En visite au Sénégal depuis hier dimanche, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK a fait face aux députés sénégalais ce lundi après-midi. Un discours fortement empreint par la crise malienne où il ne manque de dire son empressement à signer un accord avec les groupes rebelles du Nord malien devant déboucher sur une paix durable. « Je suis pressé de signer des deux mains tout accord pouvant déboucher immédiatement sur une paix durable, pressé du retour à leur foyer de ceux que la conjoncture a fait partir », a martelé IBK qui annonçant que « la négociation était son objectif hier et plus encore aujourd’hui, renouvelle son « appel aux groupes rebelles et ainsi qu’à toute la communauté du nord du Mali , que tous viennent, que nous parlions, qu’ils viennent pour que nous construisons le Mali, qu’ils viennent et que nous nous mettions d’accord, chacun devant accepter de concéder. Et que tous d’accord, que la préservation totale et sans équivoque de notre intégrité territoriale doit prévaloir ».

 
Partout au Mali de Kidal à Gao en passant par Tomboucoutou,  Mopti, Ségou, Sikasso,  Koulikoro, Kayes, la capitale Bamako et partout dans les pays voisins du Mali, partout à travers le monde », IBK ne veut que la paix car pour lui, « il ne peut pas y avoir d’alternative à la paix. Nous avons trop payé, de blessures, de viols, d’amputations, d’humiliations, de flagellations ». Le président de répéter « solennellement qu’il n’est pas contre la négociation avec les groupes de la rébellion ». Mais prévient IBK « on ne peut vouloir la paix et se rendre à Moscou et demander que la Russie procure des armes » car selon lui, « le Mali sait ce qu’il peut faire tout de suite, aujourd’hui et demain ».


Dans le cadre d’une visite de trois (3) jours entamée hier dimanche au Sénégal, le président malien visitera la maison des esclaves de Gorée demain mardi avant de rencontrer la communauté malienne dans l’après-midi à l’UCAD 2 à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.


Lundi 14 Avril 2014 - 22:38



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