A l'Elysée, Michel Atangana rappelle le sort de Lydienne Yen-Eyoum

Michel Thierry Atangana, libéré il y a un mois, après 17 ans de prison « en isolement » au Cameroun, a été reçu vendredi matin à l'Elysée par François Hollande. L'occasion pour lui de remercier le président pour son implication personnelle, mais aussi de plaider le cas de l'avocate franco-camerounaise Lydienne Yen-Eyoum, détenue depuis quatre ans.



Michel Thierry Atangana. AFP/Alain Jocard
Michel Thierry Atangana. AFP/Alain Jocard

L'entretien s'est déroulé en deux temps à l'Elysée. D'abord la famille, les avocats et le comité de soutien. Puis François Hollande a reçu en tête-à-tête Michel Thierry Atangana.
Libéré il y a un mois, après 17 ans de prison « en isolement » au Cameroun, Michel Thierry Atangana a voulu avant tout remercier le président pour son implication personnelle.

L'ancien détenu en a profité pour évoquer le cas de l'avocate Lydienne Yen-Eyoum. Cette  Franco-Camerounaise est détenue depuis quatre ans dans les geôles de Kodengui.

« J'ai pu demander son implication aussi pour que Maître Lydienne retrouve la liberté, atteste Michel Atangana. Il a été très sensible, et je pense que des actes seront posés dans les jours qui viennent. »

Besoin d'Etat de droit

Aux côtés de Michel Thierry Atangana, Jean-Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France, défend la même cause. Pour lui, Lydienne Yen-Eyoum est détenue sans avoir fait l'objet d'un jugement au fond, alors que la limite de détention provisoire est de dix-huit mois au Cameroun.

« Le premier crime, accuse le sénateur, c'est le respect des procédures de justice, qui ne sont pas en l'occurence pas respectées dans la mesure où elle est détenue depuis quatre ans, sans jugement. Ce qu'on lui reproche, ce sont des affaires civiles qui ne devraient pas conduire à une détention dans des conditions abjectes. »

Pour Dominique Sopo, ex-président de SOS Racisme, au-delà de ces deux cas camerounais, il faut que l'Afrique prenne conscience qu'elle doit être un continent d'Etat de droit.

« On est là face à des violations manifestes et répétées des droits de l'homme. L'Afrique a besoin d'Etat de droit dans les différents pays africains, sans quoi il ne peut y avoir de développement. »

Source : Rfi.fr
 



Samedi 29 Mars 2014 - 09:58



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