La réputation du centre de formation du FC Nantes n’est plus à faire. Depuis toujours, le club basé sur les bords de l’Erdre s’est appuyé sur sa formation. Aujourd’hui encore et malgré une concurrence toujours aussi féroce, la formation à la nantaise veut encore dire quelque chose. Parmi les jeunes pousses prêtes à éclore figure Amine Harit. Cette saison, ce milieu de terrain polyvalent capable de jouer en 6, en 8 ou même en 10 en soutien de l’attaquant a connu une progression remarquable et remarquée. Suffisant pour partir à la rencontre d’un joueur qui a connu les joies de ses premières sélections en équipe de France il y a moins de deux mois.
Né à Pontoise (95) en 1997, Harit a pas mal bourlingué dans les clubs d’Ile de France. Du plus modeste (Espérance Paris 19e) au plus célèbre (le PSG) en passant par le plus prestigieux (l’INF Clairefontaine) l’international tricolore nous explique comment il est arrivé au FC Nantes. « À l’âge de 7 ans, j’ai intégré un club qui s’appelle l’Espérance Paris 19e. J’ai fait toutes mes gammes là-bas jusqu’à l’âge de 12 ans. Ensuite, j’ai intégré le PSG pendant quelques mois avant d’intégrer l’INF Clairefontaine où j’ai passé deux ans jusqu’à l’âge de 15 ans. C’est là que j’ai signé un contrat aspirant de trois ans avec le FC Nantes. Après deux ans passés à Nantes, il ne me reste plus qu’un an de contrat. »
Si tout va pour le mieux aujourd’hui, le début de saison n’a pas été simple à gérer. À l’écouter, le déclic a eu lieu en toute fin d’année dernière. « En début de saison, ça n’allait pas trop trop bien, c’était moyen. Mais à partir de décembre, j’ai eu une grosse phase de progression et c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à enchaîner les matches, ce qui m’a permis de faire une grosse fin de saison, qui m’a notamment ouvert les portes de l’Équipe de France. »

L’Équipe de France, du rêve à la réalité

L’Équipe de France, une véritable fierté pour Amine, qui a pu porter le maillot frappé du coq à trois reprises (pour un but inscrit face à la Belgique) lors de la Suwon cup en compagnie notamment de Théo Chandri (FC Barcelone) ou encore de lucas Hernandez (Atlético Madrid). « Fin avril, j’ai disputé un tournoi amical avec les U18 en Corée du Sud, ce qui m’a permis d’honorer mes trois premières capes sous le maillot bleu. C’est une grande fierté pour moi de porter les couleurs de la France, quelque chose que j’attendais depuis longtemps, car il n’y a pas mieux que de représenter son pays. »
Fer de lance de l’équipe du FC Nantes U19 qui a perdu en finale du championnat de France face à Reims, Harit devrait intégrer la réserve du club avant de viser une place dans le groupe pro sous les bons conseils de ses amis, Rémi Gomis et Yacine Bammou. « Si je donne tout ce que je peux et que je fais le nécessaire sur le terrain, alors je pourrai prétendre à intégrer un groupe pro avec qui j’ai quelques contacts. Je suis proche de Rémi Gomis et de Yacine Bammou. Ce sont des joueurs qui me donnent beaucoup de conseils. »
Forcément, l’Équipe de France a attiré l’œil de nombreux recruteurs européens. Pas de quoi ébranler l’espoir nantais, qui donne sa priorité à son club formateur sans toutefois oublier de rappeler qu’il attendait d’avoir quelques garanties sur son futur rôle au sein du club. « Concernant mon avenir ? Je suis au courant que des clubs anglais, italiens et belges s’intéressent à moi. Mais pour l’instant, je ne veux pas trop y prêter attention. Mon club, c’est le FC Nantes, et ils ont ma priorité. Depuis que je suis à Nantes, je me sens très bien, je sens que j’ai vraiment progressé. Je discute pas mal avec mon coach Charles Devineau (entraîneur des U19). Pour l’instant le club est content de moi et me demande de continuer comme ça. Mais c’est sûr que j’aimerais avoir quelques garanties. »