A peine sorti de prison, Bara Gaye remobilise les troupes: « Karim n’a pas sa place en prison »

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a tenu hier une réunion de son comité directeur. Bara Gaye, le Secrétaire général national de l’Union des Jeunes Travaillistes Libérales (UJTL) a été reçu en héros par ses camarades de parti. Il exhorte à la lutte pour la libération des autres prisonniers politiques, en l'occurence



A peine sorti de prison, Bara Gaye remobilise les troupes: « Karim n’a pas sa place en prison »
Bara Gaye a été accueilli hier en héros par ses camarades du PDS, à la permanence Oumar Lamine Badji. Les militants ont scandé son nom. Et, Bara Gaye, large sourire aux lèvres de faire un signe de la main avant de rejoindre la salle. Il participait à sa première réunion de comité directeur depuis sa libération. Sur place, il a également été accueilli sous des applaudissements des membres du comité directeur. Ils se sont levés pour le recevoir. Et ensuite, le Secrétaire général national de l'UJTL de prononcer un discours comme attendu.

Le jeune libéral a tenu à remercier ses « frères et sœurs » de parti  pour leur soutien lorsqu’il était en prison. Et il a réaffirmé son engagement à poursuivre le combat au côté de ses camarades libéraux pour faire face au régime en place. A ce propos, Bara Gaye invite les responsables du PDS à se battre pour la libération des autres camarades détenus comme Karim Wade, Ndeye Khady Gueye, Aïdara Sylla, Thierno Ousmane Sy, entre autres. L'ancien détenu de la Maison d'Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss et du Cap Manuel estime que leur place n’est pas en prison.

Le comité directeur ayant bien accueilli le discours, par la voix de Doudou Wade, porte-parole du jour, dit "constater à travers la déclaration de Bara Gaye, un jeune libéral debout, plein de dignité, qui a refusé tout marchandage avec le régime et qui est conscient de ses responsabilités ». Avant de revenir sur "le décret présidentiel prorogeant le mandat des députes". Ce, en "réaffirmant leur engagement pour le respect du calendrier républicain". De ce fait, les libéraux estime que le gouvernement de Macky n’a pas dit la vérité sur les élections locales. 

« Le président avait toujours pris des engagements pour respecter le calendrier électoral et il avait même menacé de créer un gouvernement parallèle si le calendrier de la présidentielle de 2012 avait été modifié. Et sur l’instance des partis politiques, le Président avait pris le décret convoquant le collège électoral pour le 16 mars 2014. En ce moment, on avait déjà préparé des documents remis officiellement et qui demandaient que ces élections puissent être repoussées. Cela veut dire qu’on nous a menti. En définitive, on les a fixées au 29 juin 2014. Mais le Pds fera face », fustige Doudou Wade.


Jeudi 12 Décembre 2013 - 11:25



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