A quelques jours des examens : le chemin de croix des étudiants

C’est la dernière ligne droite pour les examens de fin d’année à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Les étudiants, après moult grèves, se mettent au travail afin d’assurer leur passage en classe supérieure. Certains sont optimistes tandis que d’autres déplorent le retard dans l’achèvement des programmes.



A quelques jours des examens : le chemin de croix des étudiants
Un air de sérieux plane à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Les examens s’approchent ou sont presque arrivés. Les étudiants ont le nez dans les cahiers et les cours. Un tour effectué dans certaines facultés renseigne de l’angoisse ou encore de la mine studieuse des étudiants.

11 heures pétantes à la faculté des lettres et des sciences humaines. Le soleil darde ses rayons. La chaleur est impitoyable. Elle ne semble pas faire bon ménage avec la réflexion ou les études rien qu’à voir la ruée des étudiants vers l’ombre des arbres et des murs. Ils ont assiégé les jardins, les arrières courts et autres alors que les plus chanceux ont pu trouver refuge à la Bibliothèque universitaire (B.U). Même les couloirs des facultés sont occupés.

Les examens démarrent le 15 juin. Il n’est pas question pour certains en tout cas les plus vertueux de ne pas passer. Vêtu de jean et de chemise rouge carrelé, Ousmane Diop affleure la trentaine d’âge. Il est concentré sur ces cours. «Ces temps-ci, on a beaucoup de temps libre et on essaie de s’organiser en révisant d’abord toutes les matières d’admissibilité. Après cela on se concentre sur la linguistique, la grammaire anglaise, la phonétique anglaise et française, la littérature etc.», confie-t-il sereinement.

A quelques jours des examens : le chemin de croix des étudiants
Les QG des étudiants studieux

Un peu plus loin dans le même jardin, deux filles en deuxième année au département de Russe. Elles affirment avoir terminé leur programme et mettent le focus sur les révisions. Ces filles déplorent, toutefois, les nombreuses matières à apprendre.

Après la faculté des lettres, cap vers la partie de l’université située sur la corniche ouest. Il y existe un coin que les étudiants ont baptisé «le bois sacré» en référence à un des plus célèbres sanctuaires niché dans la forêt Casamançaise au sud du Sénégal. Les étudiants de la faculté de géographie fréquentent le plus «le bois sacré». Lamine Diémé étudiant en 1er année est obnubilé par les sept modules qu’il a à faire. «Les révisions deviennent de plus en plus difficiles». En revanche, il estime : «une semaine pour les révisions, c’est abordable parce qu’en une semaine, si on y met du sérieux, on peut tout réviser». Il a, néanmoins dénoncé «l’insuffisance des amphithéâtres» qui, selon lui, les empêche de réviser dans les meilleures conditions.


A quelques jours des examens : le chemin de croix des étudiants

Le casse-tête des étudiants


Dans cet espace appelé «bois sacré», les étudiants sont éparpillés un peu partout. Ils ont fini de transformer ce lieu en un endroit de révision. C’est simplement leur quartier général. Baye Atoumane Dieng est en 2e année, à la faculté des Sciences économiques et de gestion (FASEG). Les examens de cette faculté sont prévus au courant du mois de juillet. Le jeune homme d’expliquer que leur programme vient juste de démarrer parce qu’ils ont débuté les cours du second semestre au mois de mai. Mais, poursuit-il «on est au 2e chapitre alors qu’on doit faire au minimum 4 chapitres». Baye Atoumane Dieng exprime ses craintes par rapport au retard dans l’achèvement des programmes.

L’un de ses camarades, Samba Fall rue dans les brancards. «Le 2e semestre ne dure que deux mois alors que tu dois faire au minimum 4 chapitres sur chaque matière, il y a problème. Parfois cela se fait dans des conditions très difficiles. On n’a même pas le minimum de réviser».

Papa Mamadou Diéry Diallo

Dimanche 7 Juin 2009 - 15:38



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