AG Organisation Jeunesse Africaine : la Centrafrique au cœur des débats




«La Mission de la Force Multinationale d'Afrique Centrale (FOMAC) déployée et des forces françaises stationnées à Bangui doit donc être désormais non seulement de stopper le conflit, de protéger les populations civiles et d'imposer à la rébellion Séléka et au régime Bozizé le dialogue national, mais aussi et surtout d'initier et de surveiller le processus de construction d'une véritable démocratie en république centrafricaine», indique l’Organisation Jeunesse Africaine (OJA) qui a tenu samedi 23 novembre 2013 à Montréal au Canada,  son Assemblée Générale annuelle.

Lors de laquelle, les participants ont regretté que neuf mois plus tard, cette solution de l’OJA n’ai pas été prise en compte par l’Élysée et les pays d’Afrique centrale, mais que le chemin de la prise du pouvoir ait été plutôt facilité à la Séléka qui, aujourd’hui, sème le chaos et pousse les pays qui l’ont protégée à recourir à l’ONU pour solliciter une solution de nature à stopper un génocide imminent.
 
L’OJA insiste sur l’urgence d’instaurer une véritable démocratie dans ce pays pour donner aux jeunes Centrafricains un avenir différent. Instaurer la démocratie signifie créer des institutions républicaines et former les populations à la participation citoyenne. Si l’Élysée et les forces de la FOMAC le veulent vraiment, ils le pourront, sans l’aide de l’ONU. Mais le veulent-ils vraiment ? Les participants à l’assemblée générale de l’OJA ont fait remarquer que les pays impliqués ne semblent pas être prêts à régler définitivement la situation chaotique et à instaurer cette démocratie, puisqu’une exploitation effrénée des richesses de la République centrafricaine ne s’est faite par le passé et ne se fait encore mieux aujourd’hui qu’en contexte de non-droit.
 
Le massacre des populations par les ex-rebelles de la Séleka et par les milices d’autodéfense (anti-Balaka) est donc attribuable à l’amateurisme des forces de la FOMAC et des forces françaises qui, depuis janvier 2013, ont laissé la situation se détériorer. Vu sous cet angle, l’urgence aujourd’hui n’est plus à l’instauration de l’ordre à travers une parade d’éclaireurs ─ puisque cet objectif, longtemps poursuivi et jamais atteint, n’honore plus aucun pays impliqué ─ mais bien plus à l’élaboration et à l’exécution d’un véritable calendrier d’instauration d’un système démocratique. Toute autre mission assignée aux forces françaises et à celles de la Fomac serait un énième artifice, un subterfuge de trop, selon l’OJA qui a décidé d’inscrire, l’éducation à la non-violence à l’agenda des actions à mener en République centrafricaine et ailleurs en Afrique dès l’an 2014. L’OJA développera donc un plan d’intervention qui consistera à éduquer les jeunes dès le bas âge à la non-violence. Ce plan inclura, d’après les participants, les schémas universels et les données ethnoculturels d’éducation contre la non violence. 


Mercredi 27 Novembre 2013 - 14:55



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