AN II Macky Sall: Pr Mounirou Ndiaye note des errements stratégiques et tire sur le PSE




Au cœur du programme « Yoonu Yokkuté » sur lequel il dit avoir été contacté par le candidat Macky Sall à Thiès en 2011, ce après la publication de son livre : « Economie sénégalaise : Enjeux et problématique », l’économiste et enseignant à l’université de la cité du rail, Pr Mounirou Ndiaye refuse de parler de bilan car deux (2) ans, ce n’est pas suffisant. Parlant de point de vue, il ne manque tout d’abord de dire qu’ « il faut savoir que Macky Sall a fait des bonnes choses ». Avant de dresser ces « erreurs stratégiques ».


« Aujourd’hui, nous sommes à l’ère de l’intelligence économique. Ce qu’il faut dire c’est que Macky Sall a une réelle volonté d’appliquer une politique sociale en octroyant des bourses sociales et également en déclarant la Couverture Médicale Universelle pour les enfants de moins de cinq (5) ans mais ce que je voudrais lui dire, c’est qu’avant de distribuer des ressources, il faut les créer. Le Sénégal est un pays qui est aujourd’hui abattu par plus de 60 ans de d’errements, de tâtonnements au niveau de l’Etat qui ont fait que les créations de richesses sont très faibles » lâche l’économiste qui critique le Plan Sénégal Emergent (PSE).
Partant de l’exemple du Japon qui enregistre une « dette qui fait 217 % de son Produit International Brut (PIB), 7.700 milliards d’euros de dettes qui n’alarme pas le Japon parce que 88% de  cette dette provient du secteur privé national »,  dit Pr Mounirou Ndiaye qui indique « autant il est important d’accorder une politique sociale en faisant des baisses de prix mais avant de baisser les prix, il faut maîtriser l’offre. Le PSE a voulu corriger cela mais il y a un autre problème ».

 
Car charge-t-il, « au départ c’était le programme Yoonu Yokkuté par la suite, on a décliné ça sous forme de stratégie nationale développement économique et sociale, on était entrain de travailler au niveau de l’administration,  on nous dit maintenant PSE, un plan qui exclut beaucoup de volets importants… ». Définissant l’émergence « comme étant tout simplement la capacité pour un pays de se faire voir sur le plan international à travers les importations et exportations ». Mais le constat est là pour le rédacteur du programme « Yoonu Yokkuté », « avec 3000 milliards d’importations, 6 milliards de dollars et moins de 1500 milliards d’exportations, le Sénégal ne représente pas grand-chose sur le plan international ».


 
Pour lui, deux options se posent au successeur de Wade: Jouer la carte de l’émergence du Sénégal au niveau de l’Afrique de l’Ouest ou bien jouer la carte de l’intégration. Car assure-t-il sur les ondes de la Rfm, « c’est en intégrant nos forces au niveau de l’Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain (UEMOA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que le Sénégal pourra se faire voir avec le développement des marchés au niveau local ». Ainsi, le président Sall n’avait pas besoin de « se rendre au Groupe consultatif de Paris pour défendre son programme PSE, ce marché financier bien structuré bien organisé au niveau de l’UEMOA pouvait  trouver beaucoup de financement sur place » au lieu d’ « aller creuser l’endettement du Sénégal ». 


Mardi 25 Mars 2014 - 14:44



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