AN II Macky Sall: les sénégalais ne regrettent certes pas Wade mais...

25 mars 2012-25 mars 2014, marque l’avènement de Macky Sall contre la candidature du président sortant Me Abdoulaye Wade lors de la dernière présidentielle. A la question de savoir, « regrettez-vous Wade deux ans après ce fameux 25 mars ? » posée par Pressafrik.com, la plupart des sénégalais de dire « non, mais… ».




En 2012, il disait : « le 25 mars 2012 constitue un défi patriotique majeur. Le peuple souverain sénégalais retourne aux urnes pour parachever son devoir citoyen inéluctable : battre le candidat inconstitutionnel des FAL 2012. Au vu du fort courant de rejet que le peuple sénégalais administre au régime clanique et corrompu post-alternance (2000), des citoyens libres, patriotes et foncièrement démocrates sont unis dans une alliance pour élire Macky président du Sénégal. La défaite électorale de Wade constituera un gage d’un Sénégal homogène dans le respect de nos diversités culturelles, confessionnelles, politiques…La seule voie du salut pour la refondation d’une république unie reposant sur des institutions fortes, crédibles et immuables a pour impératif : battre Abdoulaye Wade. Rompre le bail avec douze (12) ans d’impunité, de violations constitutionnelles, c’est aussi faire échouer le projet wadiste de dévolution monarchique du pourvoir ».


Deux ans plus tard avec l’avènement de Macky Sall et le départ de Wade qu’il a tant voulu, le Professeur histoire-géographie à la retraite, à Ziguinchor Quandialang et non moins membre  du Conseil National du Bloc Démocratique Sénégalais (BDS) de l’ancien maire de Dakar, Mamadou Diop, Seyni Sadio d’encourager le président Sall et de « souhaiter bon vent à Wade ».
 
Joint par la rédaction de Pressafrik.com, le fer de lance de l'Alliance Citoyenne Libre et Démocratique Tous Elisons Macky Président du Sénégal (ACLD/TEMPS), a d’emblée évoqué le contexte dans lequel était le Sénégal avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir. « Le pays était en crise effectivement parce que Wade ne voulait pas s’en aller. Il y avait ce qu’on appelait la dévolution monarchique du pouvoir. Et le peuple à démontrer sa souveraineté, sa maturité en prouvant aux politiciens effectivement que désormais, il faut compter avec le peuple, avec nous et pour nous, dont l’émergence de la société civile. Lorsqu’il faut tirer le bilan de Macky, ce n’est pas dans les slogans comme dans le Sénégal en rupture. Il y’a aussi un nouveau type de citoyen…D’un point de vue comportemental, il n’y a pas de rupture, ce n’est que la contre vérité des politiciens qui sont en déphasage avec les entendements du  peuple…Deuxièmement, nous parlons d’impunité,  mais le peuple Sénégalais est en veille pour voir effectivement est ce que y’a une impunité : tous ceux qui se sont enrichis  de manière éhontée,  de manière anormale, il faudrait qu’on les punisse qu’on les châtie.  Du temps de Wade, c’étaient les richards qui devenaient les richards, tout se passait entre richards. Mais avec Macky, il y a ce qu’on appelle les bources sociales, se sont les gens du peuple qu’ils ont en train d’en bénéficier.


Macky est un symbole. Car c’est le premier président né après les indépendances. En ce qui concerne la question de la crise en Casamance, Wade fait partie des gens qui ont  envenimé la situation. La Casamance était devenu une marchandise avec effectivement, ce qu’on appelle les porteurs de valise, on n’a enrichi des personnes de manière illégale qui ne sont que des pantins. D’ailleurs, Wade lui-même l’avait dit quand il avait rencontré la plate forme des femmes. Il avait dit que c’est lui-même qui soutient la rébellion, qui l’entretient et l’enrichit.  C’est la raison pour la quelle il y’avait ce qu’on appelle un détournement d’objectif. La Route Nationale n° 6 n’a pas été faite en son temps, parce qu’il a voulu que l’agent serve à  entretenir la rébellion. Je rappelle que Farba Senghor disait que c’est lui que c’est lui qui fait baptisé, c’est lui qui fait marié les rebelles. Tout cela a été vraiment un danger pour nous. Donc les actes que Macky est en train de poser, ce sont des actes à encourager. Alors l’approche qu’il avait de la proximité de la gestion des affaires de l’Etat par la décentralisation des conseils des ministres, on l’attend effectivement sur le bilan d’un point de principe, ce n’est pas une mauvaise chose. Mais d’un point tintamarre, avec l’arsenal, que l’on voit, ce sera de l’argent que l’on distribue inutilement ».





« Je ne regrette pas le départ de Wade. Je lui souhaite bon vent » 


Quand au départ de Wade je ne le regrette pas.  Je lui souhaite bon vent. J’avais dit à un moment donné si Wade était mort quand il fut président, son tombeau serait comme un sanctuaire de pèlerinage. Mais heureusement on là gouté on sait ce dont il a été capable. Etudiante en Master 1 à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Youma ne partage pas l’avis du Professeur à la retraite. Elle ne regrette certes pas Wade mais n’est pas du tout content de Macky. Selon elle, deux (2) ans après son avènement, le successeur de Wade n’a posé aucun acte. « Il avait promis de réduire son mandat à cinq, on en parle mais ce n’est pas encore fait du moins sur la Constitution. J'ai voté pour lui malgré moi en 2012. Il n’était pas mon choix. Il s’agissait de voter contre Wade du fait de l’arrogance des dignitaires libéraux et comme Macky était le seul candidat autre que Wade au second tour, je l’ai choisi ».


La soixantaine et mère de famille rencontrée aux encablures de la Sicap Liberté 2, madame Diallo dit avoir porté son choix sur le candidat Macky Sall pour aussi punir l’arrogance des dignitaires libéraux qui se croyaient tout permis mais le président qu’elle regrette le plus, c’est le premier d’entre eux à savoir Léopold Sédar Senghor : « C’était vraiment le meilleur. En période de soudure, il distribuait des rations alimentaires (riz, mil,…) pour permettre au monde rural de survivre. Dans les hôpitaux, c’était pareil, c’est loin des tracas qu’on vit actuellement. J’ai voté pour Macky mais la vie est vraiment dure».


C’est la seule qui regrette Wade. « Il était généreux» selon cette désormais ex-employée des défuntes agences en charge de l’emploi des jeunes (FNPJ, ANEJ, AJEB et ANAMA) qui est d’avis que Macky Sall n’est pas accessible au contraire de Wade beaucoup plus ouvert et humain…La mise en place de l'Agence Nationale pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes (ANPEJ) et les fumeuses réformes universités ne plaident pas en faveur de Macky Sall deux (2) ans après son accession au pouvoir. 
AN II Macky Sall: les sénégalais ne regrettent certes pas Wade mais...


Mardi 25 Mars 2014 - 11:17



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