AS Roma-Juventus: le sommet de la Botte

Dernier match de la 25e journée de Série A, cet AS Roma-Juventus est aussi, sans doute, la dernière chance pour les Romains de croire au titre de champions. Solide leader avec neuf points d'avance la Juventus a de la marge, mais les absences et le sentiment de revanche des joueurs de Rudy Garcia pourraient tout changer.



Pour certains, il est déjà trop tard. Avec neuf points de retard, la Roma est trop loin de la Juventus. Comme en 2012, 2013 et 2014, la Juventus va être sacrée. Le "scudetto" pourrait être virtuellement attribué dès la fin de la 25e journée. Avec 12 - en cas de victoire - voire 9 points d'avance - en cas de nul  - sur sa dauphine, la Juve serait hors d'atteinte. "Nous devons tout faire pour garder la deuxième place, c'est la seule façon de s'attaquer ensuite à la première", a assuré Rudy Garcia. "Même si nous gagnions, le championnat ne dépend pas seulement de nous",  a ajouté l'entraîneur français, car "nous n'avons notre destin en mains que pour la deuxième  place".

"Le championnat est encore long" a toujours été le mantra de Massimiliano  Allegri depuis qu'il entraîne au sommet de la Serie A, à l'AC Milan puis à la Juve, mais si elle ne perd pas au stade Olympique, il faudrait un effondrement  pour perdre le titre. La "Vieille Dame" n'a pas seulement une confortable avance, elle possède aussi un meilleur effectif, un jeu plus structuré que celui de la Roma et  l'habitude la victoire avec les trois derniers scudetti remportés. Les coéquipiers de Paul Pogba ont également en poche la victoire de l'aller  (3-2) qui équivaudrait à 10 points d'avance virtuels en cas de nul lundi. Même  l'histoire de la Serie A penche pour la Juve, aucun leader avec 9 points  d'avance à la 24e journée n'a jamais perdu le titre.

Rome veut y croire

Mais la Roma va jouer à fond sa dernière chance de revenir sur sa rivale. Une victoire réduirait l'écart à 6 points, une large victoire pourrait peser  psychologiquement. Après avoir énormément gâché, l'équipe de Rudi Garcia en a enfin fini avec son horrible série de sept nuls en huit matches qui lui a fait perdre le contact avec la tête, alors qu'elle n'était qu'à une longueur de la Juve. Vainqueur à Rotterdam contre le Feyenoord (2-1) dans des conditions pénibles, le match ayant été interrompu à cause des lancers de projectiles des supporters néerlandais, la Roma a relevé la tête mentalement et retrouvé le chemin de la victoire.

Auparavant la "Louve" s'enfonçait dans la médiocrité, elle restera peut-être comme la dernière équipe à avoir concédé un point à Parme, au bord du forfait général. Le déclic en Europa League, quatre jours avant le choc contre la Juve, pourrait fouetter les Romains. Déjà en 2010 l'équipe de Claudio Ranieri avait manqué d'un souffle une remontée aussi spectaculaire, contre l'Inter Milan de José Mourinho. Les bouillants tifosi romains pousseront leur équipe pour tenter de réussir cette fois l'impossible. Ils n'auront sans doute pas oublier le scénario du match aller où trois penalties avaient été attribués, deux cartons rouge distribués pour une victoire de la Juve au finish grâce à Giorgio Chiellini (3-2).

Le joueur de la Juventus Carlos Tevez à la lutte avec le Romain Seydou Keita (AFP)

Des absences qui pourraient peser lourd

Pour ce choc, Massimiliano Allegri devra sans doute se passer de deux de ses pièces maîtresses : Andrea Pirlo et Paul Pogba. Le jeune tricolore a "une inflammation musculaire" et "dans cette période importante je ne peux pas me permettre de perdre un joueur pour plus d'un mois, ce serait une folie", a dit Allegri lors de la conférence de presse la veille du choc. Une absence qui s'ajoute donc à celle de Pirlo, blessé lors de la victoire en Ligue des Champions contre Dortmund la semaine dernière (2-1). Victime d'une déchirure au mollet droit, Pirlo devra attendre "une vingtaine de jours pour un complet rétablissement", a précisé le club. Heureusement pour elle, la "Vieille Dame" a un beau matelas. 


FRANCESPORT TV

Lundi 2 Mars 2015 - 15:29



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