Abdoulaye Mbodj déguerpi du rond point jet d’eau : « Ce que j’ai perdu aujourd’hui"



Il fait partie des malheureux commerçants qui ont reçu la visite des agents de la mairie de Dieuppeul-Derklé ce mardi matin dans le cadre d'une opération de déguerpissements au niveau du Rond-point Jet d'eau où sa cantine bleue célèbre pour ses beignets et fatayas qu'il proposait aux habitants des environs et même aux personnes de passage sur cet axe, ne se trouve. En effet, Abdoulaye Mbodj après le passage desdits agents se confie à Pressafrik.com pour crier sa détresse. Sans pour autant préciser qu'ils ont certes reçu des sommations, mais on leur avait dit que ce n'était pas pressé avant de se présenter quatre (4) mois plus tard pour les bousculer.


« Un jour, ils nous ont amené des sommations pour nous préciser toutefois que ce n'était pas pressé », assène le commerçant qui dit payer 3.000 F CFA à la mairie. Revenant sur les opérations de ce matin, Abdoulaye Mbodj de reconnaître que les agents se sont certes présentés hier pour leur dire de quitter avant 16 heures, « ce, à quoi je me suis opposé en leur rappelant leur précision à savoir que ce n'était pas pressé et que 16 heures, c'était beaucoup trop proche pour quitter ». C'est ainsi dit le commerçant, « je leur ai demandé un délai. Mais ils se sont présentés ce matin pour nous bousculer et nous laisser à peine le temps de sauver nos bagages ».


Pour l'heure, Abdoulaye Mbodj, père de famille qui dit avoir perdu toutes ses recettes du jour, s'en remet à Dieu pour trouver une autre place et une autre cantine dans la mesure où celle avec laquelle il parvenait à subvenir à ses besoins et ceux de ses enfants, ne servira plus à rien. Elle est devenue un tas d'amas de fer alors qu'elle lui avait coûté 300.000 F CFA. du coté de la voisinage, on est beaucoup plus réaliste face à la mesure. 


Aminata Kanouté la trentaine bien sonnée par la mesure avoue que ce n'est pas facile, mais il faut comprendre que l'Etat aussi est entrain de faire son travail. « Nous avons reçu des sommations 2 mois avant. Hier, les hommes de la mairie sont revenus nous avertir. Nous avions réussi à sortir nos bagages. Mais comme c'est le travail qui nous motive en tant que père et mère de famille, nous sommes revenu pour vendre », soutient le dame Kanouté. Poursuivant ses propos, Aminata Kanouté de dire que : « nous reconnaissons que l'Etat aussi fait son travail. Après que leur travail soit terminé, nous allons revenir pour leur demander si nous pouvons nous y installer à nouveau. Autrement, nous allons faire comme les marchands ambulants». Ayant toute aussi perdue sa cantine, la vendeuse de sandwiches s'est réfugiée dans un petit coin du l'immeuble du Jet d'eau où elle compte bien gagner ses recettes journalistes de ce mardi. "Nous allons vendre toute la journée et rentrer le soir", dit-elle en attendant la suite des événements. "

Ibrahima Mansaly (Stagiaire)

Mardi 13 Mai 2014 - 14:12



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