Accord Sénégal/France Télécom : "Il n’y a rien à reprocher à France Télécom"

En achetant les 9,87% des actions du Sénégal, France Télécom veut poursuivre «sa logique d’expansion. On ne peut rien lui reprocher». C’est l’avis du directeur exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), Mor Talla Kane. Parlant de la procédure de la transaction, l’avocat et président de l’association des porteurs d’actions de la SONATEL, Ibrahima Diawara, a, pour sa part, estimé qu’ «elle est illégale».



Accord Sénégal/France Télécom : "Il n’y a rien à reprocher à France Télécom"
Le directeur exécutif de la CNES, Mor Talla Kane, voit en l’attitude de France Télécom une politique pour la sauvegarde d’une place de leader dans le continent. «On ne peut rien reprocher à France Télécom, c’est une entreprise française où l’Etat français renforce sa présence. C’est devenu une véritable entreprise de l’Etat français, où ça a tendance à en devenir une» a-t-il affirmé au cours de l’émission remue-ménage de la RFM, ce dimanche 12 avril. Sans vouloir être précis il a soutenu : «Ils sont en train de mettre un dispositif vraiment pour être présents partout et je pense que maître (Ndlr : Ibrahima Diawara) connaît la structure qui a été créée dans ce sens et qui va de la mer jusqu'au pacifique».

Cependant, il a souligné que les répercussions de cette transaction entre le Sénégal et France Télécom risquent d’avoir de graves conséquences sociales et économiques. «D’après les statistiques que nous avons, on est en train de liquider tous les petits sous-traitants sénégalais qui permettaient de créer de la valeur ajoutée au niveau national» a-t-il révélé. En outre, Mor Talla Kane a fait savoir qu’ «aujourd’hui on n’a aucune assurance que France Télécom malgré les bénéfices qui seront accumulés, ne s’amusera pas à faire ce qu’il fait dans tous les autres pays. C'est-à-dire liquider une bonne partie des travailleurs» s’est-il inquiété.

Considérant la procédure de vente d’actions cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Ibrahima Diawara a indiqué que «l’accord entre le Sénégal et France Télécom est une violation manifeste des dispositions de la BRVM». L’avocat et président de l’association des porteurs d’actions de la SONATEL, de préciser : «Il y a qu’une exception prévue par la BRVM. La procédure de transaction sur dossier (…) ils saisissent la BRVM et lui expliquent les motifs». Cependant selon lui, en ce qui concerne cette affaire de la SONATEL, «la vente a été faite sur la base d’un accord entre l’Etat du Sénégal et France Télécom. Et nullement, ils n’ont demandé l’autorisation de transaction sur procédure de dossier à la BRVM».


Ndéye Maty Diagne (Stagiaire)

Dimanche 12 Avril 2009 - 17:14



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