Accords de financements - PEAMU: 58 milliards de F CFA pour combler le déficit actuel en eau de Dakar



Le partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et le Sénégal est au beau fixe. Des accords de financements paraphés ce jeudi, suivent la signature de quatre (4) accords de financement pour un montant de 500 million de dollars, il y a moins de quinze (15) jours.

Effectuée ce jeudi, la ratification de l’Accord de Financement Additionnel au Projet Eau et Assainissement en Milieu Urbain (PEAMU) d’un montant de 30 millions de dollars (17 milliards de F CFA), porte le montant total du projet à 100 millions de dollars, soit près de 58 milliards de Francs CFA.

Une cérémonie qui s’inscrit « dans le prolongement d’un long et fructueux compagnonnage de la Banque Mondiale avec le secteur de l’eau et de l’assainissement au Sénégal, qui remonte maintenant à plus de deux (2) décennies. Avec la signature du présent Accord, la Banque mondiale aura injecté sur la période près de 200 milliards FCFA dans le secteur, à travers le Projet Sectoriel Eau (PSE) en 1996, le Projet Eau à Long Terme (PELT) en 2001, le Programme Eau et Assainissement pour le Millénaire (composante PEPAM-IDA) en 2010 et le Projet Eau et Assainissement en milieu Urbain (PEAMU) signé en 2015 qui bénéficie du présent Financent Additionnel », souligne la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau et Cabo Verde.

Selon Madame Louis Cord, « grâce à ces projets successifs de l’IDA combinés avec l’appui d’autres partenaires financiers, le Sénégal a atteint un taux desserte en eau potable en milieu urbain, qui a largement dépassé les OMD qui était de réduire de moitié, entre 2000 et 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable, tant en zone rurale qu’urbaine».

Aujourd’hui, l’objectif du Sénégal qui est une « référence en Afrique, pour le succès de sa réforme de l’hydraulique urbaine », étant « d’atteindre la desserte en eau par branchement domiciliaire pour tous les ménages urbains », « ces résultats satisfaisants cachent mal les défis importants auxquels le secteur est actuellement confronté, dont le plus important est la couverture de la demande galopante en eau de la région de Dakar à laquelle il faut ajouter les besoins prévisibles de la nouvelle ville de Diamniadio et de la conurbation urbaine qui se développe entre le nouvel aéroport de Diass et la zone touristique de la Petite Côte », relève-t-elle toutefois.

De son côté, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou BA assure que cet accord de partenariat favorisera la mise en place « d’une usine de pompage à Joal – Fadiouth et d’une station de traitement des eaux et l’accroissement des égouts, entre autres ».

En attendant la mise en service de ce projet structurant en 2020, l’appui de l’IDA à travers le PEAMU, vise « à combler le déficit actuel en eau de la région de Dakar et anticiper la réalisation d’ouvrages pour faciliter le transit ultérieur des débits d’eau supplémentaires qui seront issus du projet KMS3 ».
 
Le PEAMU vise principalement à produire, d’ici à 2019, trente mille (30.000) mètres cubes d’eau par jour à partir de l’aquifère de Tassette, pour contribuer à la réduction du déficit d’approvisionnement en eau de Dakar, en complément du programme de mobilisation de quarante mille (40.000) mètres cubes d’eau souterraine, financé sur fonds propres par la SONES dans la phase intérimaire de KMS3. 

Lamine SOW (Stagiaire)

Vendredi 21 Juillet 2017 - 00:16



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