Affaire Aïda Ndiongue : de hauts responsables de CBAO-Attajari convoqués à la gendarmerie de Colobane

Les services d’Abdelkarim dans de sales draps. Ils sont attendus à la Section de Recherches (SR) de la gendarmerie de Colobane. Ce, pour rétention d’informations dans le cadre de l’affaire dite des 47,675 milliards découverts dans les coffres de la responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), Aïda Ndiongue placée sous mandat de dépôt le 17 décembre dernier à la prison pour femmes du Camp pénal.



En effet, les limiers de la SR ont exposé au Procureur de la République des indices graves tendant à déclencher des poursuites contre CBAO-Attijari dans l’affaire Aïda Ndiongue. Le Directeur général, Abdelkrim Raghni est dans le collimateur des hommes du parquet de Dakar. Cheikh Sarr, patron de la SR et ses hommes sont formels : la banque n’a pas joué franc jeu avec eux.
 
Agissant sur le compte de Serigne Bassirou Gueye, Procureur de la République qui avait servi des réquisitions à toutes les banques de la place. Ce, afin de signaler tout mouvement de compte au nom de la responsable libérale dans les liens de la détention depuis le 17 décembre dernier à Camp pénal, les enquêteurs constatent que CBAO-Attijari bien qu’ayant répondu à la réquisition, n’avait pas tout dit. Elle cherchait à protéger un «très bon client ».
 
 
Pis, la banque n’avait pas signalé l’existence des sept (7) coffres au nom d’Aïda Ndiongue. C’est à la suite de trois (3) perquisitions que les pandores découvrent pas moins de 26 comptes bancaires. « Croyez-le, cette affaire ne s’arrêtera pas là. Ce qui est le plus suspect, c’est que la banque livrait les informations au compte gouttes. Aujourd’hui, ces 3 comptes, deux (2) jours plus tard, quatre (4)…
 
Alors que toutes ces informations pouvaient être communiquées le même jour vu que la banque possède tous les états », murmure une source autorisée du ministère de la justice au journal « libération » qui parle de l’autre manquement auquel s’est rendu coupable, CBAO-Attajari à savoir le viol de la règle essentielle pour la lutte contre l’enrichissement illicite et le blanchiment d’argent en ne faisant pas de déclaration de soupçon à la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Ce, au moment les sommes provenaient d’une grosse ponte de l’ancien régime Wade.  Soupçonnés de « deal » avec Aïda Ndiongue, les services d’Abdelkarim Raghni devront répondre de l’accusation de « rétention d’informations », livre le journal « libération ». 


Lundi 20 Janvier 2014 - 11:38




1.Posté par demba_s le 20/01/2014 12:38
les marocains ce qui les intéresse c'est le profit pour leur pays, cette manne financière ne profite qu'au maroc propriétaire de cette banque

2.Posté par chibani le 17/02/2014 12:08
Je vous invite vivement à fouiller dans le passé pour le moins trouble de Abdelkrim Raghni, actuel DG de la CBAO, impliqué dans l’affaire de blanchiment qui secoue le Sénégal. C’est un ancien dirigeant du Crédit Immobilier et Hotelier, banque publique qui a fait l’objet du plus grand scandale financier du Maroc, avec près de 2 milliards de dollars de fraudes. Raghni a été inculpé pour corruption, dilapidation de deniers publics. IL a fait l’objet d’enquêtes par la police des crimes financiers et a été longuement entendu par le juge d’instruction et la commission d’enquete parlementaire. Suite à cela, il a été emprisonné pendant plusieurs mois à la prison de Salé, une ville près de Rabat, avant d’être soi disant “blanchi” et libéré, suite à l’intervention d’un haut responsable de l’Etat, membre de la famille de sa femme. Il a ensuite été licencié du CIH et recruté par son ami, Khalid Oudghiri, qui était à l’époque PDG de Attijari Wafabank, jusqu”à sa condamnation par contumace (il s’est enfui en France)à 16 ans de prison pour corruption. Il a été remplacé par son adjoint, Mohamed Kettani, actuel PDG de Attijari. Cliquer sur Google “affaire Khalid Oudghiri” et vous aurez tous les détails sur cette affaire. Raghni a une très mauvaise réputation au Maroc, et c’est pour cela que son ami, l’actuel PDG de Attijariwafabank l’en a éloigné en le nommant au Sénégal. Il est très facile de vérifier ces informations. Tous les journaux de l’époque en ont parlé au Maroc. Il suffit de chercher sur Google ou de contacter la police marocaine pour confirmer tout cela. Le Sénégal n’a pas besoin de ce malfrat. La justice soit faire éclater la vérité et la presse doit lui apporter son aide. Bon courage -

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