Affaire Aurier: après la sanction, le pardon ?

Reçu ce lundi matin par la direction du PSG, un peu plus d'une semaine après la divulgation d'une vidéo dans laquelle il insulte plusieurs de ses coéquipiers et son entraîneur, Laurent Blanc, Serge Aurier pourrait, selon diverses sources, porter à nouveau le maillot rouge et bleu dans les semaines, les mois à venir.



Affaire Aurier: après la sanction, le pardon ?
Serge Aurier a-t-il un avenir au Paris Saint-Germain ? Une question qui aurait semblé stupide il y a deux semaines, tant le latéral international ivoirien impressionne depuis le début de la saison. Décevant lors de sa première année parisienne, il s'est en effet imposé comme un titulaire indiscutable dans l'équipe de Laurent Blanc, loin devant ses concurrents directs, Gregory van der Wiel et Marquinhos. Sauf que ce n'est pas sur le terrain mais en dehors que l'intéressé a fauté, tenant des propos insultants à l'endroit de certains de ses coéquipiers et de son entraîneur, Laurent Blanc, dans une vidéo datant du 13 février dernier. Mis au ban du groupe professionnel depuis la divulgation de ces images, Aurier était entendu par sa direction ce lundi, au siège du PSG. En l'occurrence, c'est le directeur sportif adjoint, Olivier Létang, et la Direction des ressources humaines ont reçu l'ex-Toulousain. Un entretien qui s'est déroulé dans le cadre légal, comme cela pourrait être le cas pour n'importe quel autre salarié coupable de ce genre d'écart.  
 
Evidemment, Aurier est tout sauf un salarié lambda. Sa valeur marchande (15 ou 20 millions d'euros ?) en fait un travailleur à  part et, comme de nombreuses sources le laissent penser depuis quelques jours, il ne sera probablement pas licencié par le Paris-SG. Le champion d'Afrique, qui a déjà  fait la tournée des médias pour s'excuser, n'échappera toutefois pas à  une lourde sanction. Forte amende, prolongation de la mise à  l'écart, passage par l'équipe réserve ? Tout est envisageable. Même un transfert en fin de saison.
 
Mais la tendance serait plutôt à une réintégration. Pas dans l'immédiat, c'est une évidence. Laurent Blanc, traité de «fiotte» par Aurier dans la vidéo relayée sur le réseau social Periscope, avait déjà   mis de l'eau dans son vin à  ce sujet, vendredi dernier, en conférence de presse. Et ce alors qu'il se murmurait dans les jours précédents que le coach cévenol, apparu très touché par ces insultes et autres propos déplacés, pourrait laisser le joueur de côté jusqu'à la fin de la saison. Même son de cloche du côté de Blaise Matuidi, interrogé samedi après la victoire du PSG sur Reims (4-1) : «Serge est mon ami et c'est l'ami de tout le monde dans le vestiaire. Il est bien aimé par tout le monde. Il a fait une erreur. Mais comme on dit : l'erreur est humaine».    
 
Si l'on en croit RMC, le président Nasser Al-Khelaïfi aurait également adouci sa position. «Passée la colère des premiers jours, le dirigeant qatari accepterait aujourd'hui de voir Aurier, un garçon qu'il apprécie, réintégrer petit à  petit le groupe professionnel», expliquent nos confrères, sur leur site internet. «Le PSG s'interroge tout de même sur la marche à   suivre. Doit-il donner à   l'Ivoirien une sanction exemplaire et radicale, comme certains le prônaient au début de l'affaire, afin d'affirmer la puissance de l'institution sur les hommes ? Ou, malgré une punition lourde à   laquelle Aurier n'échappera pas, doit-il se montrer capable de réhabiliter l'un de «ses enfants égarés», selon d'autres voix ?», se demande-t-on dans les colonnes du quotidien L'Equipe daté de ce lundi, confirmant ainsi l'idée qu'une réintégration n'est pas impossible.
 
A noter que la Fédération ivoirienne a publiquement soutenu Serge Aurier : «Tout en comprenant les mesures conservatoires déjà   prises à   l'endroit du joueur, la FIF en appelle-t-elle à   l'indulgence du club pour ce jeune joueur talentueux de 23 ans, qui mérite de tous un encadrement afin d'éviter à   l'avenir de tels dérapages». La division Afrique de la FIFPro, syndicat international des joueurs, a fait de même ce lundi, par le biais d'un communiqué de presse : «Il faut, tout en préservant l'image du club, tout en marquant l'autorité de ses dirigeants et de son entraîneur (...) que l'avenir de Serge Aurier, le joueur et l'homme, ne soit pas compromis, juste parce qu'il a oublié, deux ou trois minutes durant, qu'il avait des devoirs envers son employeur, envers son coach, envers l'ensemble de ses coéquipiers».
 
Une chose est sûre : Serge Aurier, lié au PSG jusqu'en 2019 et recruté pour un peu plus de 15 millions d'euros à   Toulouse en 2014, ne connaîtra pas la sanction dont il écopera dès la fin de son rendez-vous du jour. Il devra attendre au moins 24 heures, voire? 30 jours en fonction de la nature de la punition.     

sen360.fr

Lundi 22 Février 2016 - 21:28



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