Affaire Bassirou Faye-Tombon Oualy déballe: "Le coupable doit se livrer avant ..."

Serein depuis son placement sous mandat de dépôt dans le cadre du meurtre de Bassirou Faye du nom de l'étudiant tué lors des affrontements, le 14 août dernier, entre forces de l'ordre et pensionnaires de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), la donne a changé chez Tombon Oualy. Le policier parle. Il invite "le coupable à se livrer pour l'amour de Dieu". Car dit-il: "Une erreur judiciaire est non seulement regrettable pour nos Institutions mais elle constitue un précédent dangereux pour l'avenir de toute l'humanité". Pis, lance Tombon Oualy: "Il sera châtié ici-bas et dans l'au-delà. L'être humain est la créature la plus sacrée aux yeux de Dieu".



Affaire Bassirou Faye-Tombon Oualy déballe: "Le coupable doit se livrer avant ..."
Depuis la prison, Tombon Oualy adresse une missive à son frère Mamadou Seye Oualy. Un détenu qui accueille «avec foi, sérénité et philosophie les informations relatées par la presse à propos du réquisitoire définitif du Procureur sur l’affaire Bassirou Faye». Il dit se soucier beaucoup plus de choses plus importantes et sérieuses que ce réquisitoire.  Dans sa lettre, le policier exprime ses principaux soucis aux membres de sa famille et s’inquiète principalement du sort des citoyens qui n’ont pas la chance de s’appuyer sur leur poids politique ou leurs appartenances aux grandes familles religieuses du pays pour jouir d’un minimum de considération.

 
Se fondant sur la façon dont il a été jeté en pâture depuis le début de l’affaire, il considère qu’on veut le faire passer aux yeux de l’opinion comme un irréfléchi, un inculte, un anarchiste, un mercenaire, un cowboy, « une personne qui joue au Rambo, dans des situations aussi délicates qu’une opération de maintien de l’ordre en milieu estudiantin… ». «A-t-on perdu de vie que Tombon est issu du monde estudiantin ? », pose le présumé meurtrier de Bassirou Faye qui se lave à grande eau.


« Oublie-t-on que Tombon a interrompu ses études universitaires pour s’engager volontairement dans l’Armée ? A-t-on jeté un œil objectif sur son cursus militaire ? S’est-on intéressé au fait que lors de sa formation initiale du combattant, il est sorti Major de sa Compagnie d’instruction avec une moyenne de 18,88/20 sur 250 recrues et 5ème sur 1.000 ? Qu’au terme de ladite formation, il avait en guise d’encouragement, le choix pour servir tout corps dans l’Armée ? Qu’il a choisi le Gendarmerie en tenant compte de ses bases juridiques ? », clame ce dernier.

 
Le prévenu de poursuivre : «Comme toute personne, Tombon a connu des hauts et des bas, il a des qualités comme des défauts (…). A-t-on mis sur la balance d’un côté le temps que Tombon passait au travail et d’un autre celui qu’il passait auprès de sa famille pour mesurer son dévouement ?...Le jour de la Tabaski 2014, il était en service commandé à la Grande Mosquée de Dakar où le président et beaucoup de fidèles sacrifiaient à la tradition. S’est-on demandé durant ses deux années de service militaire, combien il percevait ?... ».
 

Invitant les gens à faire preuve de foi et de raison et à penser au jour du Jugement dernier.  Ainsi, Tombon considère que son sort peut arriver à tout un chacun et qu’il ne le souhaite à personne. C’est pour cela, dans la missive reprise par « l’As », il s’indigne du silence coupable de certains. Pour lui, une erreur judiciaire est non seulement regrettable pour nos Institutions mais elle constitue un précédent dangereux pour l’avenir de toute l’humanité. Avant qu’il ne soit trop tard, Tombon invite le coupable à se livrer dignement pour l’amour de Dieu car dit-il la honte réside moins dans la forfaiture que dans la reconnaissance et l’excuse.


Dans tous les cas, affirme le présumé coupable, la responsabilité de toute personne sur le théâtre du drame est engagée. « Que chacun dise pour tout moyen qu’il juge adapté à son niveau de responsabilité ce qu’il a réellement vu ou fait. La Justice a besoin de cela pour élucider cette affaire. Car le chemin de Dieu est celui de la vérité, aucun mensonge n’est éternel », déclare Tombon Oualy qui les invite par ailleurs à « se rappeler les tourments de la tombe ». 


Lundi 3 Août 2015 - 09:42




1.Posté par ngoma le 13/09/2015 23:45 (depuis mobile)
C regretable jai les larmes aux yeux muniale tombon yala kham na yow kham nga

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