Affaire Bassirou Faye: Tombong Oualy et Saliou Ndao libres, le parquet fait appel



Affaire Bassirou Faye: Tombong Oualy et Saliou Ndao libres, le parquet fait appel
A la suite de l’ordonnance du Doyen des juges renvoyant le policier Mouhamed Boukhaled devant la chambre criminelle, l’étau s’est desserré autour de Tombong Oualy et Saliou Ndao. Arrêtés après les événements du 14 août 2014 qui avaient occasionné la mort de l’étudiant Bassirou Faye, ces policiers ont recouvré la liberté, ce mercredi. Me Bamba Cissé qui confirme la nouvelle, entend mener la bataille pour rétablir la dignité et l’honorabilité de son client.  


«Le juge d’instruction en l’occurrence le Doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf avait pris une ordonnance de non-lieu en faveur de Tombong Oualy et de Saliou Ndao. Après cela, il a notifié la mesure au Directeur de la Maison d’Arrêt avec prescription de mise en liberté immédiate de Tombong. Malheureusement, cela n’a pas été le cas et il a fallu attendre que le Doyen signe un ordre spécial de mise en liberté et de main levée d’office pour qu’il en soit ainsi. C’est la raison pour laquelle Tombong Oualy est libre depuis tout à l’heure. C’est le temps des réjouissances pour la famille, pour le reste j’aviserai du point de vue technique pour voir dans quelle mesure on peut rétablir la dignité et l’honorabilité de ce jeune homme.

 
Pour sa part, la partie civile a fini de prendre acte. Me Assane Dioma Ndiaye parle de «conséquence de l’ordonnance de règlement qui a été prise par le Doyen des juges, l’ordonnance de non-lieu partiel en faveur de Tombong et de Saliou Ndao ». Désormais, laisse-t-il entendre, il appartient à la chambre d’accusation d’ordonner leur mise sous mandat de dépôt ou de les laisser en liberté jusqu’au jugement. Le parquet ayant fait appel dans ce sens, ce n’est pas certain que le procès se tienne au mois d’octobre.


«On ne sait pas quand est-ce que la chambre d’accusation va siéger » et en cas de décision de la chambre d’accusation, il est possible qu’il y ait « un pourvoi en cassation. On est parti pour un feuilleton judiciaire. De toutes les façons, il n’appartenait pas au président de la République de donner un calendrier cela ne relève pas de la prérogative de l’exécutif de s’immiscer dans les affaires judiciaires », marque la président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH) sur Sud fm. 


Mercredi 26 Août 2015 - 18:26



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