Affaire Bassirou Faye : la partie civile contre-attaque

Avocat de la famille de l’étudiant tué lors d’affrontements entre forces de l’ordre et pensionnaires de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Me Assane Dioma Ndiaye de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH) n’exclut pas une citation à comparaître si la Chambre d’accusation infirmait la décision du Doyen des Juges.



De rebondissement en rebondissement, le suspense est plus que jamais de mise dans l’affaire de feu Bassirou Faye. Une chose est sûre, on est encore loin de l’épilogue. Après l’ordonnance du Doyen des juges renvoyant le policier, Mouhamed Boukhaled devant la Chambre criminelle, les avocats de ce dernier ont décidé de faire appel de cette décision mais pour le conseil de la famille de l’étudiant tué, on ne peut rien reprocher au magistrat instructeur. «Un juge d’instruction, il instruit à charge ou à décharge et quand vous avez un témoin oculaire qui fait des témoignages concordants et objectifs ; Et qui avant même que l’enquête ne soit ouverte, donne sa description et identifie la personne », plaide Me Assane Dioma Ndiaye de marteler sur la Rfm qu’on «ne peut pas ignorer ce témoignage ».

 
«Si l’ordonnance de renvoi est infirmée, ce serait le meilleur moyen de faire en sorte qu’on ait un crime sans coupable. Peut-être qu’il sera difficile de faire une citation directe par rapport à la Chambre criminelle mais le droit de la citation directe est toujours possible devant le Tribunal », marque la robe noire de préciser que «même si nous devions choisir un homicide involontaire, nous n’hésiterons pas à faire une citation directe devant le tribunal correctionnel ».  Annoncé au mois d’octobre par le président de la République lui-même lors de sa fumeuse visite à l’UCAD, le procès de feu Bassirou Faye est parti pour accuser du retard. 


Mercredi 26 Août 2015 - 15:59



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