Affaire Bettencourt : le dessaisissement du juge Gentil demandé


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L'avocat général de la Cour de cassation demande le dessaisissement du juge Jean-Michel Gentil et de deux autres magistrats, qui ont mis Nicolas Sarkozy en examen dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Bettencourt.



Le parquet général de la Cour de cassation demande le dessaisissement du juge d'instruction Jean-Michel Gentil et de ses deux collègues juges d'instruction chargés du dossier, qui ont mis Nicolas Sarkozy en examen dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Bettencourt, affirment lundi Le Figaro  etRTL. La plus haute juridiction française a été saisie par les avocats des personnes mises en examen, qui ont mis en cause l'impartialité du juge. Fin mai, "Le Parisien" indiquait, en effet, que Sophie Gromb, l'un des experts ayant rédigé l'expertise concluant à l'état de faiblesse de l'héritière du géant des cosmétiques L'Oréal,  Liliane Bettencourt, depuis septembre 2006, avait été témoin au mariage du juge Jean-Michel Gentil en 2007.

La demande examinée dans la journée

Or, le juge Gentil a basé sa décision de mettre Nicolas Sarkozy en examen sur son expertise pour affirmer que l'ancien président a profité de l'état de faiblesse de l'héritière de L'Oréal pour lui soutirer de l'argent afin de financer sa campagne de 2007.

La Cour de cassation doit examiner la demande mardi et devrait rendre sa décision dans la soirée. Elle peut considérer que la requête est fondée et décider de dépayser l'affaire et de nommer de nouveaux juges d'instruction, affirme Me Patrice Spinosi, avocat à la Cour de cassation.

La requête en suspicion légitime a été déposée notamment à la demande de Nicolas Sarkozy, de l'ex-ministre Eric Woerth, du photographe Francois-Marie Banier, de l'homme d'affaires Stéphane Courbit et de Patrice de Maistre, le gérant de fortune de Liliane Bettencourt.


Dépeches

Lundi 17 Juin 2013 - 14:21



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