Affaire Bettencourt: plusieurs mis en examen demandent le déssaisissement des juges

Sept des mis en examen dans l'affaire Bettencourt ont demandé hier, mardi 4 juin, le dépaysement du dossier. Après les accusations dont le juge Gentil a été l'objet, ils réclament le déssaisissement des juges bordelais en charge de l'affaire. L'ex-président, Nicolas Sarkozy, en fait partie.



Le juge Jean-Michel Gentil devant la Cour de justice de Bordeaux, le 19 février 2013.
Le juge Jean-Michel Gentil devant la Cour de justice de Bordeaux, le 19 février 2013.
L'occasion était trop belle pour ne rien tenter. Pour les mis en cause dans l'affaire Bettencourt, apprendre la semaine dernière que Sophie Gromb, l'experte qui avait diagnostiqué l'état de faiblesse de Liliane Bettencourt, était en fait une intime du juge d'instructio n, Jean-Michel Gentil, a fait l'effet d'une bombe. Il y a là, pensent-ils, de quoi dynamitée l'instruction tentaculaire menée depuis trois ans à Bordeaux.
Alors que demain, jeudi, la chambre d'instruction de la cour d'appel de Bordeaux doit se prononcer sur la validité du dossier d'instruction, les avocats passent à l'offensive éclair. Car il faut faire vite. Hier, mardi, ils ont donc déposé un recours en suspicion légitime devant la cour de cassation. Ils pointent les liens intimes qui unissent le juge Gentil à l'experte Sophie Gromb qui est son témoin de mariage. Un lien tenu secret et une proximité, dénonce la défense, qui crée un doute sur l'impartialité des magistrats instructeurs. Ils exigent donc le déssaisissement des juges et le dépaysement du dossier. 
L'affaire est désormais entre les mains de la cour de cassation qui peut suspendre le cour de l'instruction dès aujourd'hui, avant de se prononcer.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Mercredi 5 Juin 2013 - 12:11



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