Affaire Hissène Habré-Assane Dioma Ndiaye stoppe Me El Hadji Diouf : « On ne désacralise une institution »




Le président de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) marque sa gêne par rapport aux attaques de Me El Hadji Diouf contre les magistrats des Chambres Africaines Extraordinaires (CAE). Désapprouvant les accusations de corruption du conseil de l’ancien président du Tchad, Assane Dioma Ndiaye non moins coordonnateur des avocats des victimes du régime Habré, de sermonner le tonitruant avocat.


 « Si on doit faire une commission parlementaire, on doit s’intéresser aux contributions de toutes les parties. Le Sénégal a contribué pour deux (2) milliards, l’Union Européenne, le Canada, les Etats-Unis, la France ont aussi contribué mais pourquoi simplement se focaliser sur l’apport du Tchad ». Ce d’autant plus qu’ «il y a des audits » puisqu’il s’agit « de l’argent public, il y a des organismes, des organes, un comité de pilotage, le comité des bailleurs. Je ne vois pas qu’il faille aujourd’hui placer le débat simplement pour mettre en exergue la contribution du Tchad d’autant plus que ce sont des citoyens tchadiens qui sont les plus impliqués », lance la partie adverse qui plaide : « Le Tchad a contribué au même titre que le Sénégal ».


Pis, en tant que militant des droits de l’homme, partisan de l’Etat de droit, Assane Dioma Ndiaye de se démarquer du fait qu’«on traite les magistrats de corrompus ». Ce qui selon lui, « désacralise une institution qui est au cœur de la République, garante des libertés fondamentales, de l’application de la loi ». Pour le président de la LSDH, Me El Hadji Diouf ferait mieux de « préserver l’essentiel de notre République » au lieu d’ «une cause passagère ». 


Jeudi 10 Avril 2014 - 15:46



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