Affaire Karim Wade : Comment Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thami a plaidé le pardon présidentiel



A vrai dire, ils sont nombreux à avoir mené des missions de bons offices auprès du Président de la République Macky Sall. Mais celui-ci a toujours affirmée  qu’il fallait d’abord que la Justice en finisse avec le dossier. C’est d’ailleurs la réponse qu’il avait servie à Denis Sassou-Nguesso, le Président congolais qui n’avait pas hésité à dépêcher à la prison de Rebeuss son fils  Denis Christel Ngesso. Ce dernier avait été personnellement sollicité par Me Abdoulaye Wade qui avait adopté la même démarche vis-à-vis du Président ivoirien, Alassane Ouattara.

Selon nos confrères de « Libération », tout commence en février 2014 avec la visite officielle de Macky Sall qui s’est envolé pour le Qatar après avoir assisté à la réunion du Groupe consultatif à Paris. Lors d’un tête-à-tête, l’émir Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thami évoque le sort de Karim Wade sans trop entrer dans les détails. Pourtant l’émir très proche de Karim, avait été sollicité avec insistance par Abdoulaye Wade qui, malgré les apparences, multipliait les interventions en faveur de son fils.

Les choses vont s’accélérer en mars 2016 lorsque Macky Sall « croise » l’émir du Qatar en Arabie Saoudite. Le dossier vidé par la justice, ce dernier s’est engouffré dans la brèche pour solliciter le pardon du Président Sénégalais qui avait été informé de la demande humanitaire formulée à travers divers canaux. C’est d’ailleurs dans ce sens que deux conseils de Karim Wade, Me Madické Niang et Seydou Diagne, ont discrètement séjourné à Doha où le garde des Sceaux, Sidiki Kaba, s’est rendu courant février 2016.

Depuis lors, selon le journal, le Procureur général du Qatar, Dr Ali Bin Fetais Al Marri, multiplie les allers-retours entre Dakar et Doha, pour appuyer, en tant qu’émissaire de l’émir, la demande de cette Etat du Moyen Orient. 


Samedi 25 Juin 2016 - 10:48



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