Affaire Karim Wade : La CREI vivement critiquée

La Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite est très critiquée. Hier, lundi, la CREI a rejeté la demande de mise en liberté provisoire de Karim Wade, le fils de l’ancien président. Si du côté gouvernemental, on réaffirme que la justice fait son travail en toute indépendance, l’opposition et certains membres de la société civile crient toujours au procès politique.



Karim Wade, le fils de l'ex-président sénégalais, est jugé pour enrichissement illicite. AFP PHOTO / STRINGER
Karim Wade, le fils de l'ex-président sénégalais, est jugé pour enrichissement illicite. AFP PHOTO / STRINGER
Pas de surprise au sein de la classe politique sénégalaise. « Nous nous attendions à un tel verdict », affirme Babacar Gaye, le porte-parole du PDS, le principal parti d’opposition.
 
Pour la Cour de répression de l’enrichissement illicite, la libération de Karim Wade risque de troubler l’ordre public. Un argument jugé irrecevable par Babacar Gaye. Selon lui, c’est sa détention qui risque de perturber l’ordre public.
 
De son côté, Seydou Gueye, le porte-parole de l’APR, réaffirme l’indépendance de la justice : « Le procès est en phase d’instruction. Si certains sont mécontents, il existe des voies de recours », avance-t-il.
 
« Mais où sont les preuves ? S’interroge Aboucracy Mbodji, de la Raddho, une association de défense des droits de l’homme. L’accusé est obligé d’apporter la preuve de l’origine licite de ses biens », s’indigne le secrétaire général, avant d’ajouter : « Dans ce procès la présomption d’innocence se transforme en présomption de culpabilité ».
 
Les avocats de Karim Wade ont décidé de saisir la Cour suprême pour tenter de casser la décision de la Crei.


Mardi 30 Décembre 2014 - 11:07



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