Affaire Karim Wade, La Lsdh dénonce des « maladresses de la Crei » dans le procès



Affaire Karim Wade, La Lsdh dénonce des « maladresses de la Crei » dans le procès
Les propos du Substitut du procureur Antoine Diome quant à la condamnation de Karim Wade ne sont  pas du goût de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh). Le secrétaire exécutif de l’organisation a regretté  hier de tels propos tenus avant que le verdict ne soit prononcé dans cette affaire.

« C’est une bourde dont on pouvait se passé dans ce procès car Antoine Diome présume de l’issue du procès, un procureur ne dit pas ça.  De manière générale, la Crei a été traversée par de telles maladresses et la cours suprême a même eu à dénoncer cela lors de la rentrée des cours et tribunaux » a déclaré Allassane Seck, secrétaire exécutif de la Ligue  dans Enquête.

Me Assane Dioma Ndiaye abonde dans le même sens en soulignant une constitution de partie civile de l’Etat du Sénégal et l’existence en même temps de la confiscation du montant supposé constituer l’enrichissement illicite au profit de la société.
 
Selon le président de la Lsdh, il y a une confusion entre enrichissement illicite et détournement de denier public. Il estime que la procédure pose problème, pour  lui, le souci dans ce cas, n’est pas la culpabilité ou  non « nous aurions souhaité, du point de vue des règles de procédures et surtout en l’intérêt de la loi qu’on ne déstructure pas notre système juridique et qu’on ne discrédite pas le système judiciaire sénégalais de façon générale » déclare t-il.

Antoine Diome avait soutenu mardi dernier qu’il n y avait pas de possibilité  que Karim Wade échappe à une condamnation. Il a évoqué des éléments à charges suffisants pour condamner à une peine de prison ferme Karim Wade. « Rien que les biens déclarés au nom de Karim sont largement suffisants pour le déclarer coupable du délit d’enrichissement illicite. Il n y absolument pas de possibilité que Karim Wade échappe à une condamnation » avait il soutenu. Et d’ajouter « en terme d’élément de preuves, nous avons même l’embarras du choix ».
 


Jeudi 19 Février 2015 - 11:09




1.Posté par Leuk le 19/02/2015 21:32
A ce constat d'imbroglio politico-judiciaire, s'ajout le fameux Paradox de Mbodji du Forum Civil.
Citations de Seneweb : « On a entendu des experts comptables, des experts financiers, des notaires, des dirigeants de structures privées, mais pas de services de l'Etat. C'est un paradoxe.
[ ...] on juge des deniers publics, on juge d'actes présumés posés au moment où on assumait une charge publique. Mais les éléments tournent autour d'éléments de langage liés au monde des affaires...On n'a pas parlé de fonctionnaires dans ce dossier. Cela est un paradoxe hors norme pour moi. Je n'ai pas entendu un seul service de l'Etat »

Vous savez quoi ?
Réformes sérieuses (non politiciennes) !

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