Affaire Karim Wade : la justice française classe sans suite la plainte du Sénégal à Paris

La justice française a classé sans suite la plainte déposée par le Sénégal fin novembre 2012 contre Karim Wade pour "enrichissements illicites".



Affaire Karim Wade : la justice française classe sans suite la plainte du Sénégal à Paris
Selon les avocats de Karim Wade, qui organisaient ce mardi 17 juin une conférence de presse à Paris, la plainte déposée contre celui-ci par l'État du Sénégal pour "enrichissement illicite", le 30 novembre 2012, a été classée sans suite le 19 mai dernier par la justice française. Comme le précise le document officiel signé par le greffe du procureur du Parquet financier de Paris, que Jeune Afrique a pu consulter (voir ci-dessous), cette décision judiciaire est motivée par une "infraction insuffisamment caractérisée".

Ce classement sans suite par la justice française de l'affaire dite des "biens mal acquis" a été salué par la défense de Karim Wade. "Il est désormais clair que le dossier ne comporte rien venant de France", a déclaré Me Olivier Sur, un des conseils de l'ancien ministre.


Un "procès politique"
L'avocat français de Karim Wade, accompagné de ses confrères sénégalais Me Amadou Sall et Me Mohamed Seydou Diagne, a profité de cette annonce pour une nouvelle fois dénoncer un "procès politique et inéquitable". "Nous ne sommes pas aujourd'hui en mesure de pouvoir défendre notre client. Nous n'avons droit à aucune audience, aucun débat contradictoire, rien ! Voilà pourquoi nous n'avons pas d'autre choix que d'organiser une conférence de presse", a-t-il affirmé devant une petite vingtaine de journalistes.

 
La défense du fils d'Abdoulaye Wade a de nouveau attaqué le dossier tant sur la forme que sur le fond, ciblant à tour de rôle la légitimité de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), chargée de l'affaire, ou encore le non-respect des engagements judiciaires internationaux auquel est théoriquement soumis le Sénégal.

 
Les avocats de Karim Wade ont également affirmé qu'ils "utiliseraient toute une batterie de mesures" le 31 juillet, jour d'ouverture du procès à Dakar, pour suspendre, reporter, ou annuler la procédure à l'encontre de leur client.

JeuneAfrique

Mardi 17 Juin 2014 - 14:19



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