Affaire Nkandla: un agent du ministère des Travaux publics sanctionné

En Afrique du Sud, un haut fonctionnaire du ministère des Travaux publics a été sanctionné, pour la première fois, dans l’affaire Nkandla, ces aménagements réalisés dans la luxueuse résidence secondaire de Jacob Zuma et qui ont coûté plus de 16 millions d’euros d’argent public.



Vue de la résidence secondaire du président sud-africain Jacob Zuma à NKandla. REUTERS/Rogan Ward/Files
Vue de la résidence secondaire du président sud-africain Jacob Zuma à NKandla. REUTERS/Rogan Ward/Files

Dans son rapport, la médiatrice de la République recommandait que le président rembourse une partie de la somme dépensée pour l'aménagement de sa résidence secondaire, mais le groupe d’enquête nommé par Jacob Zuma lui-même a conclu que les responsables se trouvaient au sein du ministère des Travaux publics.

Ce chef de projet a reconnu être responsable de certaines irrégularités dans la nomination des entrepreneurs, et dans l’attribution des marchés qui ont conduit à une explosion des coûts.

En acceptant de plaider coupable, ce dernier écope de deux mois de suspension sans salaire et d’un avertissement écrit. Le syndicat de la fonction publique estime que cette condamnation est particulièrement sévère puisque cet officiel « n’a pas bénéficié personnellement » des aménagements réalisés à Nkandla.

Sauf qu’en plaidant non coupable, ce fonctionnaire prenait le risque d’être licencié sans indemnités et sans retraite. Onze autres employés du ministère des Travaux publics font toujours l’objet de poursuites et pourraient à leur tour plaider coupable pour abréger la procédure.

« Une parodie », selon l'EFF

Le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF) de Julius Malema dénonce « une parodie » pour « protéger Jacob Zuma ». Il demande à ces fonctionnaires de continuer à plaider non coupable en leur promettant le soutien des partis d’opposition.

De leur côté, l’Alliance démocratique (DA) et le Parti Inkatha de la liberté (IFP) rappellent que cette première condamnation ne doit pas minimiser la responsabilité de Jacob Zuma. Ils demandent à nouveau au président de rembourser une partie des aménagements réalisés à Nkandla comme le préconise le rapport de la médiatrice de la République.


Rfi.fr

Mercredi 31 Décembre 2014 - 13:07



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