Affaire Ousmane Sonko: Avenir «Senegaal bi ñu bëgg» déchire le décret de Macky Sall



Affaire Ousmane Sonko: Avenir «Senegaal bi ñu bëgg» déchire le décret de Macky Sall
 «Après avoir indûment limogé Mme Nafi Ngom Keita en violation de l’Etat de droit, le Président Macky Sall a pris la décision inique de révoquer l'Inspecteur des Impôts Ousmane SONKO de la fonction publique Sénégalaise », cogne la plateforme politique Avenir «Senegaal bi ñu bëgg» qui scande : «Oui à l’allégeance à la République, Non à l’allégeance au «Prince»».
 
 
Selon Me Mame Adama Gueye et Cie, «c’est le même Président Macky Sall qui vendait aux sénégalais son projet de constitution en leur promettant de renforcer la démocratie et de consolider l’Etat de droit ». Mais «l'acte posé par le Président de la République est un véritable coup de poignard à la démocratie, l'Etat de Droit et l'égalité des citoyens dans la République».
 
«Car au moment où il révoque un Haut Fonctionnaire de l'administration dont le seul tort est d'avoir choisi le camp de la vérité et de l'honneur, en s'opposant de manière radicale, à toutes les basses manœuvres politico-bureaucratiques qui ont fini de corrompre l'Etat, son propre parti politique, l'APR,  est infesté de fonctionnaires sans aucun mérite, tapis dans les interstices de l'Etat et n'y agissant que pour les intérêts de l'Etat-APR et de la coalition Benno Bokk Yaakar », assène la plateforme qui considère «le Décret de Macky Sall comme illégitime, Nul et Non Avenu et ne lui reconnait aucun fondement».
 
Forte de ce fait, la Plateforme s'engage «à œuvrer avec tous les patriotes porteurs d'alternatives sérieuses au mode de gouvernance séculaire de l'Etat ainsi qu'au despotisme qui a été la caractéristique de tous les régimes qui ont gouverné le Sénégal, pour rétablir l'Inspecteur Ousmane Sonko dans ses droits inaliénables».

«Demain il fera jour et, le cas échéant, tous les préjudices subis par l'Inspecteur Ousmane Sonko, au plan professionnel, moral et matériel seront réparés par l'Etat», avertit Avenir «Senegaal bi ñu bëgg» qui rappelle toutefois «à tous les sénégalais que conformément à ses propres principes et aux recommandations des  Assises Nationales et de la CNRI auxquelles elle adhère, elle a toujours œuvré  et continue d'œuvrer pour la "dépolitisation de l'Administration Publique" en la soustrayant de toutes les logiques partisanes, des influences nocives et des calculs et querelles de positionnement  qui ont cours dans tous  les partis au pouvoir».

Me Mame Adama Gueye et Cie sont formels : «Si le Président Macky avait démissionné de la Présidence de son Parti l'APR avant de prendre la charge de Président de la République du Sénégal, comme il s'y était engagé en signant la charte de Gouvernance des Assises Nationales, et s'il s'était gardé de nommer ses militants, clients et courtisans aux plus hautes fonctions de l'Etat, militants  dont certains n'ont ni la compétence ni la vertu pour occuper lesdites fonctions, il aurait eu toute la légitimité et l'Autorité pour demander aux autres fonctionnaires, fussent-ils des Présidents de Parti Politique, de suivre son exemple. Mais comme le dit l'adage, le poisson pourrit par la tête».
 
Dans ce sillage, ils invitent Ousmane Sonko «à ne rien regretter dans son acte de haute portée patriotique» et «tous les Fonctionnaires patriotes et républicains, dignes fils et Filles du Sénégal, à ne point se laisser impressionner par l’autoritarisme et à rester fidèles aux principes républicains. Oui à l’allégeance à la République, Non à l’allégeance au « Prince »»…


Vendredi 2 Septembre 2016 - 12:56



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