Affaire feu Ndiaga Diouf: "L'objectif était de me liquider", Barthélémy Dias



Affaire feu Ndiaga Diouf: "L'objectif était de me liquider", Barthélémy Dias
«Vous dites j’ai visé un autre individu non armé qui faisait partie des nervis. Après deux (2) coups, j’ai réussi à l’atteindre au niveau des fesses car j’ai constaté qu’il se tenait cette partie de son corps», interroge le Procureur. A la barre, Barthélémy Dias ne confirme pas avoir dit «non armé».

«Cela résulte de vos déclarations à l’enquête préliminaire», réplique le Procureur. Le 9 mm (main droite) et arme à plomb (main gauche), Barthélémy indique avoir visé «deux (2) personnes qui refusaient de partir» lors des événements survenus devant sa mairie.

«L’enquête a révélé que la personne atteinte, c’est Malick Thiombane. C’est indéniable. Puisque l’expert balistique a conclu que cette balle extraite des fesses de Malick Thiombane était la même balle que celle qui a été extraite de la cuisse de Cheikh Diop. Les caractéristiques desdites balles correspondaient point par point à la balle qui a été fatale à Ndiaga Diouf qui a reçu un coup par derrière. Que répondez-vous à cela», embraie le Parquet.

«J’ai répondu à l’entame de mon propos. J’ai dit que la scène de crime a été infectée et j’ai rappelé que le même jour, le 22 décembre 2011, j’ai été jugé, accusé et condamné par le président de la République (Wade). J’ai dit que j’ai tiré avec un 9 mm (Taurus PT 917). Ce qui a été extrait, ne m’engage pas», réplique Barthélémy Dias.

«Cette balle extraite des fesses de Malick Thiombane et la même que celle qui a touché Cheikh Diop à la cuisse et qui a atteint mortellement Ndiaga Diouf n’est pas une balle de 9 mm», sert le Procureur.

«J’ai tiré avec un 9 mm», signe Barthélémy Dias.

Le Procureur d’indiquer que ces balles sont issues d’un revolver de calibre 38.

Considérant «avoir subi un préjudice», en tant qu'acteur politique, Barthélémy Dias soutient avoir «fait six (6) mois de prison». «J’ai subi un double préjudice parce que j’ai échappé à une tentative qui avait pour but de m’atteindre dans mon intégrité physique», dénonce-t-il par ailleurs. 

«Ce que j’ai vu devant la mairie, c’était impressionnant. Certains étaient encagoulés (masques d’éboueurs, casquettes baissaient sur le visage), deux (2) éléments avaient des ceintures qui permettent le port d’armes», affirme l’édile de Mermoz – Sacré Cœur.

«Maintenant pourquoi avoir tardé à remettre cette arme quatre (4) mois voire cinq (5) mois après ?», interroge le représentant du ministère public. 

«Je savais qu’il n’y avait qu’un seul objectif, c’était de me liquider politiquement. J’ai dit au Doyen des juges que j’accepte de remettre l’arme parce que je pense qu’avec (l’alternance), je crois avoir droit à un procès équitable», déclare le député-maire. Poursuivant, il rappelle avoir été «extrait de (sa) cellule à Rebeuss et parti avec les éléments de la Sûreté urbaine (pour) prendre l’arme…».

Le 22 décembre 2011, Barthélémy Dias maintient qu'il était en possession de trois (3) armes: une arme réelle Taurus PT 917 et deux (2) armes factices (briquet, à plomb).

«L’arme factice n’a pas de marque… », explique-t-il. 

Ce que rejette le Procureur puisque, dira-t-il: «L’arme que vous avez remis au juge est une arme qui a une marque». 


Jeudi 26 Janvier 2017 - 01:20



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