Afflux de migrants: l'UE et la Turquie concluent un «plan d'action»

Limiter au maximum l'afflux de migrants vers l'Europe. Tel est le mot d'ordre après le Conseil européen qui s’est tenu jeudi à Bruxelles. La Commission européenne a annoncé dans la nuit qu'elle avait conclu un « plan d'action commun » avec Ankara. Pour résumer, la Turquie se montre prête à accueillir plus de réfugiés en échange d'une aide financière.



François Hollande a résumé les choses au cours de sa conférence de presse après ce sommet européen à Bruxelles : « Il est très important que nous puissions trouver des solutions pour que les réfugiés puissent être accueillis au plus près de leur lieu de vie d’origine. Nous devons n’accueillir que ceux qui sont dans une détresse telle qu’ils auraient comme unique solution de venir en Europe », a précisé le président français.

Pour endiguer les flux migratoires, la Turquie est une pièce maîtresse. On a d’ailleurs appris cette nuit qu’un Afghan venant de Turquie qui tentait d’entrer en Bulgarie avait été abattu par des gardes-frontières. Le pays a donc largement fait partie des discussions. Et la Commission européenne annonce qu’elle a conclu un « plan d’action commun » avec Ankara.
Une aide qui pourrait atteindre les 3 milliards d'euros
 

Il comprendra une aide financière pour aider la Turquie à garder les réfugiés sur son sol et les empêcher d’affluer en Europe. Son montant sera négocié dans les jours qui viennent et il pourrait atteindre les 3 milliards d’euros. La chancelière allemande dont le pays a accueilli 500 000 réfugiés depuis le début de l’année a souligné que la Turquie avait déjà dépensé plus de 7 milliards d’euros en ouvrant ses portes à plus de 2 millions de réfugiés syriens.

Angela Merkel a aussi précisé que les dirigeants européens avaient également prévu de relancer le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE.

Enfin, le plan d’action conclu avec Ankara évoque une accélération des négociations pour faciliter l’octroi de visas aux ressortissants turcs. Mais sur ce point, François Hollande a prévenu qu’il ne voulait pas de libéralisation dans n’importe quelles conditions.


■ L’intervention russe « ne sauvera pas Bachar »

La Syrie était l'autre grand thème du Conseil européen qui s'est tenu jeudi à Bruxelles. L'occasion pour le président français, qui plaide pour un départ de Bachar el-Assad, de revenir sur les frappes aériennes que la Russie mène en Syrie.

« L’intervention russe, de ce point de vue, peut consolider le régime, a reconnu François Hollande, mais ne sauvera pas Bachar. Consolider le régime parce qu’aujourd’hui les frappes russes concernent essentiellement des zones qui sont contrôlées par l’opposition, et très marginalement par Daech, un peu par al-Nosra. Mais de toute manière, au-delà de toute intervention, le processus politique doit nécessairement conduire à un gouvernement d’union dans lequel Bachar el-Assad à terme, n’aura plus sa place. Et on est tous, de ce point de vue, d’accord. (...) Ce qui est important, c’est de dire qu’il n’est pas l’avenir et à partir de là, il faut aller le plus vite possible vers cette transition politique. »

La Russie a lancé le 30 septembre des frappes en Syrie en appui au régime de Bachar al-Assad, affirmant attaquer des cibles « terroristes » pour défendre les autorités « légitimes ».

source:rfi.fr


Dior Niang "Stagiaire"

Vendredi 16 Octobre 2015 - 15:18



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