«Afin que la Biennale continue à ré-enchanter notre monde si troublé… », Macky Sall



Heureux de «célébrer l’Art à travers la Biennale de l’Art contemporain Africain (DAK’ART), évènement phare de promotion des artistes africains», le président Macky Sall a tout d’abord «au nom du Peuple sénégalais, souhaité aux hôtes étrangers la cordiale bienvenue, chez eux, au Sénégal, terre de culture, d’échanges et de partages».

«Vous êtes partout chez vous. C'est l'essence même du créateur d'être partout chez lui, voué qu'il est aux valeurs sublimes de l'universalisme. Bienvenue aux artistes, aux commissaires, aux touristes d'art et aux représentants des pays invités d’honneur, en l'occurrence le Nigeria et le Qatar», a-t-il dit. Ce, avant de «remercier ces deux pays frères d’avoir apporté une contribution capitale au succès de la Biennale, renforçant ainsi la coopération culturelle entre nos pays».

«Vous savez, nous savons, d'un savoir vécu en cette ère de mondialisation, que la culture et l'art ne sont pas de simples produits décoratifs. L'art et la culture sont l’esprit même de la civilisation. Ils façonnent l'aventure humaine en donnant sens aux actions de l'homme entièrement voué à la maitrise de son destin.  Que seraient la vie et la trajectoire des sociétés sans cette dimension fondamentale qui est de l'ordre du symbolique et de la conscience créatrice que l'homme a de son existence ? », a formulé le Chef de l’Etat.
 
Pour le président Sall qui procédait à l’ouverture de la 12ème édition Biennale de l'art africain contemporain, «la culture et l’art sont aussi facteurs de cohésion et de lien social, dans la mesure où, ils tissent la trame de fond d’une identité sans cesse renouvelée, à condition qu'elle accepte et assume la dialectique de l'ancrage et de l'ouverture. Une tapisserie des Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs, « Le Grand Magal de Touba », du grand maître Papa Ibra Tall, trône majestueusement au siège de l’Organisation des Nations unies»
 
«Ce chef d’œuvre », a-t-il poursuivi, «identifie le Sénégal autant, voire mieux, que toutes les informations scientifiques, les dépliants touristiques, voire le travail au demeurant excellent de générations de diplomates chevronnés. C’est dire la place privilégiée de l’œuvre d’art dans la conscience collective et sa puissance évocatrice».  Et selon lui, «la création de la Biennale, dont nous inaugurons aujourd’hui la 12ème édition, s’inscrit dans cette tradition d’élévation de la culture et des créateurs qui remonte au Président poète Léopold Sédar Senghor».
 
Et d’ajouter: «cet événement voulu par les artistes des arts visuels, a toujours bénéficié du concours de l’Etat du Sénégal, qui a encore consenti un effort budgétaire pour l’édition 2016». Avant de «rappeler quelques mesures et initiatives phares que l’Etat a prises pour faire de la culture un facteur de développement» à savoir «la dotation d’un milliard de francs CFA du Fonds de Promotion de l’Industrie cinématographique et audiovisuel (FOPICA), pour encourager la production, la restructuration en cours des Nouvelles Editions africaines du Sénégal (NEAS), un patrimoine national et africain, la relance en 2016 du Grand Prix du Président de la République pour les Arts et les Lettres, la construction prochaine de l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture sur le site du pôle urbain de Diamniadio, la décision de mise en place d’un fonds de développement des Cultures urbaines, avec une dotation initiale de 300 millions de francs CFA.  La création de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV), avec à terme, et comme conséquence, une hausse substantielle des revenus des artistes et des autres ayant-droits,… ».

«Toutes ces mesures témoignent de mon engagement à donner aux artistes la véritable place qui leur revient dans le processus de développement du pays. La promotion et la valorisation de notre patrimoine artistique, riche de biens culturels et de talents inestimables, est un des leviers stratégiques de la politique d’émergence. C’est la raison pour laquelle, je rends un hommage appuyé aux hommes et aux femmes de culture qui, avec compétence et professionnalisme,  participent  à la réalisation de cette ambition… », a déclaré le Chef de l’Etat pour qui : «Il nous faut sans cesse sur le métier revenir » et «en ce sens, il est indispensable d’introduire les meilleures innovations en matière de management et d’organisation pour renforcer la dimension professionnelle de la Biennale » en interrogeant «sans concession, nos pratiques habituelles, prendre la mesure des ruptures nécessaires, les mener avec rigueur, mais dans le dialogue et la concertation ».

«En insistant sur ces aspects, je voudrais comme semble le suggérer le thème de la Biennale, « La Cité dans un jour bleu », vous inviter à une méditation positive et constructive sur l’avenir de ce grand événement, afin qu’il continue, par le biais de ses créateurs, à ré-enchanter notre monde si troublé. L'art n'est pas seulement la transpiration du monde et la souffrance en rythme. L'art est un vecteur d'espoir à la fois fort et tendre », a-t-il préconisé.  


Mardi 3 Mai 2016 - 21:56



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