Afrique du Sud: Nelson Mandela menacé de se faire couper l'eau et l'électricité

En Afrique du Sud, la mairie de Johannesburg s’est excusée auprès de la famille de Nelson Mandela. Un avis menaçant de couper l’électricité au père de la lutte anti-apartheid, toujours hospitalisé et dans un état critique, avait été placardé sur les murs de sa maison. Une erreur, assure la municipalité.



Nelson Mandela est hospitalisé depuis le 8 juin pour une infection pulmonaire. Reuters
Nelson Mandela est hospitalisé depuis le 8 juin pour une infection pulmonaire. Reuters

La presse sud-africaine en a fait des gorges chaudes pendant plusieurs heures. Les services municipaux menaçaient de couper l’électricité et l’eau à Nelson Mandela dans les 30 jours parce que celui-ci ne se serait pas acquitté d’une facture de 6 500 rands, soit quelque 500 euros.

L’ancien président est depuis le 8 juin hospitalisé à Pretoria pour une infection pulmonaire. Si son état de santé s’améliore, assure, semaine après semaine, la présidence sud-africaine, il serait toujours dans un état critique, mais stable.
Johannesburg sous le feu des critiques
L’affaire a été révélée la semaine dernière par le site internet sud-africain EWN qui se fait un devoir de compiler ce type d’aberrations, et notamment dans le fonctionnement des services publics. Mais elle n’a été reprise que dans la matinée de ce lundi 5 août par l’agence de presse sud-africaine, SAPA.
Sur 702, l’une des stations de radio proches de l’opposition, cette histoire qui n’aurait pu rester qu’un sujet de plaisanterie s’est transformée en une véritable diatribe. Elle a été l’occasion de comparer la capitale économique de l’Afrique du Sud à Capetown, ville gérée par l’Alliance Démocratique (DA) d’Helen Zille.
A quelques mois des élections, c’est une fois de plus sur ce terrain que le DA veut attaquer le parti au pouvoir, l’ANC. Il dénonce sa gestion des services publics, avec, vingt ans après la fin de l’apartheid, toujours de graves problèmes d’accès à l’eau et l’électricité dans les quartiers populaires, la corruption ou encore une criminalité galopante. Et les excuses de la municipalité de Johannesburg n’ont pas calmé les médias, loin de là.

Source : Rfi.fr

Dépêche

Mardi 6 Août 2013 - 14:07



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