Afrique du Sud: l'enquête sur le massacre de Marikana touche à sa fin

En août 2012, en Afrique du Sud, 34 mineurs en grève illégale dans une mine de platine étaient abattus par la police. Bavure policière ? Autodéfense ? Une commission a été chargée de déterminer les responsabilités des uns et des autres. Après deux ans d’enquête, son travail s’achève cette semaine avec les plaidoiries des différentes parties. Mardi 11 novembre, c’est l’avocat des familles des mineurs décédés qui s’est exprimé.



La colline numéro 2 à Marikana. C'est là que 34 mineurs en grève illégale ont été abattus par la police en août 2012. Sonia Rolley/RFI
La colline numéro 2 à Marikana. C'est là que 34 mineurs en grève illégale ont été abattus par la police en août 2012. Sonia Rolley/RFI

Journée émouvante à la commission d’enquête sur Marikana. Pendant quelques minutes, l'avocat des familles Dumisa Ntsebeza a lu la liste des 34 mineurs tués par la police, la plupart abattus dans le dos le 16 aout 2012.

Pour la première fois, des photos des mineurs décédés ont été montrées au public. Parmi eux Mambush Noki, un mineur atteint par 14 balles.

« Dans une démocratie fondée sur les principes d’égalité, de liberté, de dignité humaine, une démocratie fondée sur les valeurs de solidarité, comment est-ce possible qu’une dispute salariale dégénère jusqu'à la mort de 34 personnes ? 34 en une seule journée ?Quelle est la fonction de la police dans une démocratie fondée sur ces valeurs ? », a martelé l'avocat des familles Dumisa Ntsebeza, pour qui les moyens utilisés par la police ne justifient pas l’autodéfense.

Ce mercredi 12 novembre, c’est au tour des avocats des 70 mineurs blessés de prendre la parole. Aujourd'hui, certains de ces mineurs ne peuvent plus travailler et demandent des compensations. La commission doit achever son travail vendredi 14 novembre et rendre son rapport en mars 2015.


Rfi.fr

Mercredi 12 Novembre 2014 - 12:01



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