Afrique du Sud: le lancement du parti de Julius Malema doit-il inquiéter l'ANC?

Jusque-là, ce n'était qu'un mouvement politique. Désormais, Economic Freedom Fighters devient officiellement un parti d'opposition. L’enregistrement du parti de Julius Malema, ancien chef de la Ligue de la jeunesse de l’ANC devenu opposant au président Zuma, a été validé lundi dernier par la Commission électorale du pays. Une fête se tient à Marikana ce week-end.



Afrique du Sud: le lancement du parti de Julius Malema doit-il inquiéter l'ANC?

Le rendez-vous promis aura bien lieu. Julius Malema entend réunir plus de 5 000 supporters pour montrer qu’il peut menacer l’African National Congress (ANC) lors des prochaines élections. Le jeune leader se présente comme le champion des pauvres et des jeunes sans emploi, trahis selon lui par le parti au pouvoir.


D'où le choix de Marikana, lieu hautement symbolique, pour cette grande cérémonie d’inauguration du week-end. C'est l’endroit où la police avait ouvert le feu sur des mineurs en grève, faisant 34 morts et 78 blessés en août 2012.


Le lancement du parti est rendu possible par sa validation via la Commission électorale, qui a remis à Julius Malema son certificat d’enregistrement. Et cette grande fête, lors de laquelle huit vaches seront abattues pour un festin, a tout d’une démonstration de force à l’approche des élections.


Ils en sont sûrs : rien ne pourra gâcher leur fête


Y a-t-il là de quoi inquiéter l’ANC, au pouvoir dans le pays depuis la fin de l'apartheid ? Le parti du président Zuma n’a jamais admis publiquement que Julius Malema pouvait constituer une menace. Mais en son sein, on remarque certains signes de nervosité. Ces derniers temps par exemple, Jacob Zuma a multiplié les visites dans la province de Limpopo, un des bastions d'Economic Freedom Fighter (EFF).


Par ailleurs, l'ANC a choisi de nommer un ancien président de sa Ligue de la jeunesse à la tête de son comité électoral. Une preuve que le parti tente de gagner le vote des jeunes, dont bon nombre sont séduits par Julius Malema. Mais rien ne semble pouvoir gâcher la fête du jeune leader populiste, qui a promis que la « position radicale » de son parti était « non négociable ».


Rfi.fr

Dimanche 13 Octobre 2013 - 12:12



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