Afrique du Sud: mauvaise semaine pour Julius Malema

À deux semaines des élections, la campagne électorale bat son plein, et les attaques entre les différents candidats fusent. Cette semaine c’est Julius Malema qui en a fait les frais. Il est à nouveau accusé de détournement d’argent public.



Julius Malema lors du lancement de son nouveau parti politique, les Combattants pour la liberté économique (Economic Freedom Fighters, EFF), à Marikana, Afrique du Sud, le 14 octobre 2013.
Julius Malema lors du lancement de son nouveau parti politique, les Combattants pour la liberté économique (Economic Freedom Fighters, EFF), à Marikana, Afrique du Sud, le 14 octobre 2013.

L’ancien président de la ligue des jeunes de l’ANC, expulsé du parti au pouvoir pour indisciplinea maintenant son propre parti, les Combattants pour la liberté économique (EFF). Mais celui qui se targue d’être le défenseur des pauvres, s’est fait épingler portant des chaussures Louis Vuitton, alors qu’il faisait campagne dans un township à l’ouest de Pretoria.

Connu pour son train de vie fastueux du temps où il était président de la Ligue des jeunes de l’ANC, il avait pourtant troqué ses costumes des marques contre un jean, un teeshirt et un béret rouge. Mais ses chaussures l’ont trahi.

Du Louis Vuitton pour « inspirer les pauvres »

Malema a rétorqué qu’il portait du Louis Vuitton pour « inspirer les pauvres ». Une remarque qui a déclenché la colère d’un de ses anciens amis, Gayton Mc Kenzie, un ex-prisonnier repenti, qui accuse Malema d’avoir détourné des fonds publics et d’utiliser la politique pour se faire de l’argent sur le dos des pauvres.

Ce sera aux électeurs d’en juger, répond Julius Malema, en parlant de lui à la troisième personne : « Julius Malema est accusé de faire la fête, de porter du Louis Vuitton, d’avoir mis en faillite la province du Limpopo, et maintenant la Ligue des jeunes de l’ANC... Laissez les pauvres décider par eux même ! »

Le leader de l’EFF est en effet poursuivi par la justice pour fraude, corruption, blanchiment d'argent et racket. Son procès doit s’ouvrir en septembre. Il affirme que ces poursuites visent à l'abattre politiquement.

Son parti est crédité de 4% des voix lors des élections à venir.

Source : Rfi.fr
 



Vendredi 25 Avril 2014 - 02:23



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