Afrique du Sud: réconciliation politique après les heurts au Parlement

En Afrique du Sud, l’ANC et l’opposition tentent d’enterrer la hache de guerre, après des heurts au Parlement la semaine dernière. La police anti-émeute a tenté d’évacuer de force des députés de l’opposition après un débat houleux qui a dégénéré en abus verbal et menace physique. Le scandale du financement de la résidence privée du chef de l’Etat avec de l’argent public était à l’origine de l’incident. Le vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, a rencontré ce mardi 18 novembre les responsables de l’opposition.



« Nous devons travailler ensemble pour avoir un Parlement qui fonctionne et où nous nous respectons les uns, les autres », tel était le message, ce mardi matin, du vice-président Cyril Ramaphosa à l’issue d’une rencontre avec onze leaders de l’opposition et suite à des incidents violents, au Parlement, la semaine dernière.

L’opposition accuse les députés du parti au pouvoir, et notamment la présidente de l’Assemblée, de protéger le chef de l’Etat d’accusations de corruption dont il fait l’objet.

Ce mardi, le vice président Ramaphosa a semblé avoir fait quelques concessions. Il a notamment rappelé que l’exécutif a une responsabilité envers le Parlement.

« Au sujet du président venant devant le Parlement, nous nous sommes mis d’accord pour créer un climat propice pour que l’exécutif puisse venir rendre des comptes et répondre au Parlement », a-t-il précisé.

Cela veut-il dire que le président Zuma pourrait être rappelé pour expliquer les dépenses excessives d’argent public pour rénover sa résidence privée ? La polémique est au centre de tous les incidents au Parlement ces derniers mois.

En tout état de cause, ce mardi matin, l’opposition semblait satisfaite. Reste à voir comment vont réagir le président Jacob Zuma et ses fidèles.


Rfi.fr

Mercredi 19 Novembre 2014 - 10:17



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