Afrique: la Chine compte bien être présente dans l’après-Ebola

Le ministre chinois des Affaires étrangères a bouclé ce lundi une visite de trois jours en Afrique de l’Ouest. Wang Yi s’est rendu dans les pays les plus touchés par Ebola, à savoir la Sierra Leone, le Liberia, et la Guinée. La Chine s’est engagée dans la reconstruction post-épidémie.



Une militaire chinoise dans un centre chinois de traitement d'Ebola à Monrovia, en novembre 2014. AFP PHOTO / ZOOM DOSSO
Une militaire chinoise dans un centre chinois de traitement d'Ebola à Monrovia, en novembre 2014. AFP PHOTO / ZOOM DOSSO

« La Chine est prête à poursuivre son aide dans l’après-Ebola », a déclaré à chaque étape de sa visite le ministre des Affaires étrangères Wang Yi. Le plus important partenaire commercial de l’Afrique a déboursé 121 millions de dollars pour lutter contre l’épidémie. La Chine, forte de sa maîtrise du SRAS, a dépêché ses médecins sur place.

Cette crise semble donc avoir renforcé les liens entre la Chine et les Etats d’Afrique de l’Ouest. Des liens que Pékin veut absolument entretenir pour, en toile de fond, gagner des marchés et récupérer les ressources nécessaires au fonctionnement de son économie.

En Sierra Leone, la Chine s’est ainsi engagée à améliorer le système de santé en créant un centre de prévention et de contrôle des maladies tropicales. Au Liberia, riche en minerai de fer et en bois, Pékin construira une autoroute pour remplacer la route cabossée mais vitale pour le commerce qui mène à la Côte d’Ivoire. Les Chinois offrent aussi un énorme bâtiment officiel qui abritera 10 ministères. En Guinée, le géant des télécommunications Huawei va installer 4 000 km de fibre optique pour l’internet haut débit.

De quoi renforcer encore plus l’influence de la Chine en Afrique  de l’Ouest, au détriment notamment des Etats-Unis.


Rfi

Mardi 11 Août 2015 - 07:58



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