Afrique : la moitié des patients se procure les antipaludiques dans le secteur privé, dominé par des traitements de mauvaise qualité



Afrique : la moitié des patients se procure les antipaludiques dans le secteur privé, dominé par des traitements de mauvaise qualité
Des spécialistes du paludisme venus de nombreux pays d'Afrique se réunissent à l'occasion du 13e atelier annuel d'échange des meilleures pratiques qui se tient dans le cadre du Programme national de lutte contre le paludisme (National Malaria Control Program, NMCP). Offrant une plateforme pour discuter et partager des connaissances et expériences, cette réunion favorise le dialogue sur l'amélioration des résultats obtenus en matière de santé et sur l'accès à des antipaludiques de qualité pour les patients africains.

« Ces réunions du NMCP ont débouché sur des projets pionniers, tels que SMS for Life afin d'améliorer la gestion des stocks d'antipaludiques dans les établissements de santé ruraux », explique Linus Igwemezie, directeur de la Novartis Malaria Initiative (Initiative de Novartis contre le paludisme). « Nous sommes convaincus qu'en réunissant les spécialistes et les responsables du secteur, nous pouvons encourager de nouvelles approches favorisant l'accès à des antipaludiques de qualité pour tous les patients et permettant d'avancer vers l'éradication de la maladie. »

Le traitement du paludisme pourra aboutir uniquement si le public est conscient des risques que comporte la maladie et de l'importance de dormir sous des moustiquaires imprégnées d'insecticide. Par ailleurs, il faut également garantir l'accès à des services sanitaires comportant des tests de diagnostic appropriés et des traitements antipaludiques de qualité. Dans certains pays malheureusement, l'utilisation de moustiquaires est encore un défi, alors que des antipaludiques de qualité médiocre et les monothérapies orales à base d'artémisinine demeurent accessibles, essentiellement dans le secteur privé. De tels traitements risquent de contenir une quantité insuffisante de substance active, voire d'en être totalement dépourvus, mettant ainsi en danger la vie des patients.

S'exprimant au nom du réseau WWARN, Dr Ambrose Talisuna a déclaré : « Il est d'une importance capitale que les gouvernements adoptent des mesures urgentes afin de protéger les patients contre des traitements de mauvaise qualité. Nous devons veiller à ce que le public prenne également conscience de l'importance des mesures préventives. En organisant ces ateliers, Novartis offre une plateforme permettant de discuter de ces sujets importants, de mettre en commun les meilleures pratiques afin de sensibiliser l'opinion publique et de localiser les sources d'antipaludiques de qualité médiocre. »

Ateliers de partage des meilleures pratiques NMCP

Depuis l'organisation du premier atelier en 2006, des projets pionniers ont vu le jour, notamment le programme « SMS for Life » destiné à favoriser une gestion plus efficace des stocks dans les établissements de santé ruraux. Le développement de Coartem® Dispersible, la première Combinaison thérapeutique à base d'artémisinine (CTA) spécifiquement conçue pour les nourrissons et les enfants, répondant aux exigences de l'Organisation mondiale de la santé en matière de traitement antipaludique à formulation pédiatrique, et développé en collaboration avec MMV (Medicines for Malaria Venture), a marqué une autre avancée capitale.
Pour ces ateliers, Novartis s'est associé au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, à l'Organisation mondiale de la santé, au réseau WWARN (World Wide Antimalarial Resistance Network), à la fondation Wellcome Trust de l'institut de recherche médicale du Kenya (Kenya Medical Research Institute-Wellcome Trust), à l'Institut tropical et de santé publique suisse, à US Pharmacopeia, à l'organisation Populations Services International, à l'Ifakara Health Institute et au conseil Pharmacy and Poisons Board.

Dépéche

Mercredi 25 Juin 2014 - 13:31



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